Odile Jacob publie

Alessandro Perissinotto

L'année où Rosetta a été tuée

« Pourquoi rouvre-t-on cette affaire si longtemps après ? Sûrement un ordre d’en haut. Le préfet ? Un député ? Le président de la République ? Le pape ? Inutile d’y penser. Il faut respecter la consigne de la plus grande discrétion ! Le seul à connaître la véritable raison de ma présence, c’est ce maire logorrhéique, un vrai moulin à paroles. Pourtant je n’ai pas le choix, ses propos sont le seul moyen de reconstituer ce qui s’est passé l’année où Rosetta a été tuée : le seul espoir de découvrir quelque chose. Je ne peux qu’écouter. »

Dans un village perdu du Piémont, un commissaire enquête sur la mort tragique de Rosetta survenue quelque vingt ans plus tôt. Affaire de famille ? Crime politique ? Fausses pistes, renseignements sibyllins, mythologie locale — l’enquête progresse tant bien que mal dans un milieu hostile et fermé. Pénétrant peu à peu dans le labyrinthe du passé qu’on a effacé à dessein, parviendra-t-on à reconstituer la vérité ?

« Perissinotto joue des clairs-obscurs, des atmosphères de déliquescence, met en images des mélancolies lointaines. Tel Simenon ou comme l’Islandais Arnaldur Indridason, le Turinois a fait le choix du roman à énigmes pour appréhender le côté obscur de notre monde, ses défaillances, ses injustices, ses abominations. » Télérama.

Alessandro Perissinotto est professeur de sémiologie à l’Université de Turin. Il est notamment l’auteur de La Chanson de Colombano, d’À mon juge et de La Dernière Nuit blanche.