Odile Jacob publie

Aldo Naouri

Prendre la vie à pleines mains Entretiens avec Émilie Lanez
Date de parution : 28 mars 2013
EAN13 : 9782738129468 / 224 pages / 145 x 220 mm / 400 g

Pendant quarante ans, Aldo Naouri a soigné le corps en écoutant, au-delà de ses maux, des histoires de vie. Il les questionne, les dénoue. Il libère.

Il raconte ici les moments clés de sa vie, ceux qui éclairent sa singulière clinique.

Pourquoi le benjamin d’une fratrie soudée dans sa lutte
contre l’adversité a-t-il consacré sa vie à étudier la force des histoires familiales ? Pourquoi l’enfant qui a grandi ballotté au cours de plusieurs migrations s’est-il penché, adulte, sur la vitalité des liens qui nous façonnent ? Quels ont été ses guides ? Quelles rencontres l’ont marqué ?

En reconstituant son parcours intellectuel, il explicite son travail consacré à la famille, dont il dit avec constance qu’elle est la première – la seule ? – école du lien social.
Il interroge l’éducation contemporaine et réfléchit à l’amour. Celui qui oblige parce qu’il nous construit.

Aldo Naouri a notamment publié Les Filles et leurs Mères, Éduquer ses enfants, Les Pères et les Mères, L’enfant bien
portant,
ou encore, Adultères, qui ont tous connu un immense succès. 


  1. Couverture
  2. Titre
  3. Copyright
  4. Dédicace
  5. Prendre la vie à pleines mains
    1. Cette histoire a modifié, avez-vous dit, votre pratique médicale…
    2. Vous évoquez votre enfance. Il vous est arrivé de laisser entendre que votre vie n’a pas été simple. Pouvez-vous nous en raconter les grandes lignes ?
    3. Vous entrez à l’école, où vous serez un très bon élève, si curieux d’apprendre et prompt à retenir.
    4. Comment a-t-il été décidé que vous poursuivriez votre scolarité dans le secondaire ?
    5. Pendant les vacances scolaires, que faisiez-vous ? Vous écumiez la bibliothèque municipale ?
    6. En fin de collège, votre famille est de nouveau contrainte d’émigrer…
    7. Outre le plaisir d’apprendre, gardez-vous de ces années d’école de bons souvenirs ?
    8. Pourquoi avez-vous choisi d’étudier la médecine ?
    9. Vous quittez l’Algérie et votre famille. Cette vie nouvelle dans une terre étrangère vous fait-elle souffrir ?
    10. Vous avez mentionné la religion juive de vos frères. Avez-vous également reçu un enseignement religieux ?
    11. Revenons à vos études de médecine. Alors que vous apprenez la médecine à Paris se poursuit la guerre d’Algérie. La politique vous intéresse-t-elle ?
    12. Votre famille vous a rejoint. Les accueillir a-t-il représenté un poids pour vous, étudiant ?
    13. Vous ne trouverez jamais que la loyauté que votre famille exige de chacun de ses membres vous entrave ?
    14. Vous habitez le XIIIe arrondissement, un quartier populaire de la capitale. La notoriété venue, vous n’avez jamais souhaité habiter ailleurs ?
    15. Comment êtes-vous parvenu à maintenir votre fidélité à l’endroit de votre mère ?
    16. Une fois ouvert votre cabinet de pédiatre, comment en êtes-vous arrivé à donner à votre exercice la direction qu’on lui connaît aujourd’hui ?
    17. Est-ce cette expérience du groupe Balint qui vous a amené à envisager une psychanalyse ?
    18. Comment se sont passées concrètement les choses ? Comment et pourquoi avez-vous, vous, franchi le pas ?
    19. Ce parcours accompli, n’avez-vous pas songé à devenir vous-même psychanalyste ?
    20. C’est en 1982, alors que vous exercez depuis seize ans, que vous publiez votre premier livre, L’Enfant porté.
    21. À qui devez-vous reconnaissance ? Ce chemin, ne l’avez-vous pas parcouru seul ?
    22. Écririez-vous vos livres pour votre mère ?
    23. Un docteur parmi d’autres, mais pas comme les autres. Ce premier livre, L’Enfant porté, exposait les fondements de votre thérapeutique…
    24. En somme, vous accédez à la problématique de l’enfant en remontant aux histoires de ses parents. Est-ce bien cela ?
    25. Que disiez-vous qui rencontrait à la fois autant de succès et de résistance ?
    26. Vous dites ici l’importance du père, mais qu’en était-il pour vous, enfant posthume qui a grandi sans père ?
    27. Comment réagissent les pères à ce que vous dites d’eux ?
    28. Qui boute ainsi les pères au-dehors ?
    29. Les mères ont-elles réagi positivement à ce que vous disiez de leur toute-puissance, de leur utérus virtuel extensible à l’infini, de leur disponibilité extatique ?
    30. Quand vous dites qu’un enfant est malade de ses parents, c’est une affirmation choquante, douloureuse. Imaginez ceux dont l’enfant est malade…
    31. Reprenons. Vous avez à ce stade dit trois choses qu’on pourrait ainsi résumer : le corps est aussi langage, une place doit être faite au père, un enfant est symptôme de son couple parental. Est-ce alors que vous avez décidé d’aller regarder plus attentivement du côté de la mère ?
    32. Pourquoi avoir pris la peine d’explorer ce lien de la fille avec sa mère, alors que vous vouliez comprendre pourquoi un enfant ne peut pas recevoir le discours de son père ?
    33. Ce livre semble contenir les précédents. Est-il l’aboutissement de votre travail ?
    34. Vous avez aussi été très critiqué.
    35. Comment avez-vous approché l’anthropologie à laquelle vous avez souvent recours ?
    36. Votre découverte de l’anthropologie et les connaissances que vous avez acquises dans ce domaine vous ont conduit à élargir le champ de votre réflexion sur le système familial. Vous vous intéressez à la longue histoire de l’humanité, dont nous sommes les héritiers. À cette échelle, vous vous inquiétez du travail de sape qui se fait autour du pouvoir paternel. Ne voulez-vous pas rétablir le père sur le piédestal dont on l’a chassé ?
    37. Revenons-en aux rôles parentaux, l’égalité entre les parents est pourtant souhaitable, non ?
    38. Mais pourquoi décrivez-vous le père comme un personnage devant demeurer lointain, flou ?
    39. La frustration ne peut-elle venir que du père ?
    40. Parlons du mariage. Vous avez dit qu’il sublimait par sa durée la relation d’amour.
    41. Cet amour adulte, qui succède à l’amour passion des débuts, ne saurait-il s’éteindre à son tour ? Ne concevez-vous pas qu’on puisse s’être trompé de partenaire ?
    42. Votre rencontre avec cette femme qui dit que vous avez divorcé deux cents fois l’illustre-t-elle ?
    43. Se marier, c’est s’arracher à ses parents. Et puis, vous avez écrit Adultères, qui a beaucoup surpris, car vous y expliquez que l’adultère n’obéit pas tant à un désir sexuel qu’à la volonté d’aller retrouver cette mère, dont on s’est ainsi arraché.
    44. Afin d’éviter qu’ils ne trompent un jour leur partenaire, il ne faudrait pas faire de câlin à ses enfants ?
    45. Tromper son conjoint, c’est chercher à retrouver l’étreinte maternelle ?
    46. Vous évoquez Françoise Dolto. L’avez-vous connue ?
    47. Adultères, en 2006, a-t-il été bien reçu par le public ?
    48. Pourquoi, après ce livre, êtes-vous revenu aux fondements de l’éducation dans Éduquer ses enfants, en 2008 ? N’aviez-vous pas tout déjà dit ?
    49. Réactionnaire parce que vous écriviez que l’enfant n’est pas un petit être merveilleux devant lequel les parents doivent s’extasier ?
    50. En disant cela, ne pensez-vous pas à l’éducation que vous avez reçue ?
    51. Et donc, en recommandant aux parents d’être des dictateurs à la maison ?
    52. L’éducation que vous décrivez paraît exempte de plaisir, de joie, non ?
    53. Vous recommandez, ce qui surprend grandement, de ne pas le surestimer.
    54. On se marie en ne renonçant pas à sa mère, on trompe en essayant de la retrouver, et vous de nous dire que cette mère revient toujours toquer à notre porte. C’est le sujet des Belles-Mères.
    55. Quand vous dites cela, on sourit. Comment un pédiatre peut-il expliquer les origines de la crise financière ?
    56. Vous avez répondu à mes questions. Je relève que vos propos s’inscrivent dans une constance à un certain nombre de points de vue. Comment pensez-vous être intervenu dans les débats de l’époque ?
  6. Remerciements
  7. Du même auteur