Boris Cyrulnik
Quarante voleurs en carence affective Bagarres animales et guerres humaines Date de parution : 6 septembre 2023
EAN13 : 9782415003968 / 357 pages / 145 x 220 mm / 400 g
EAN13 : 9782415003968 / 357 pages / 145 x 220 mm / 400 g
« Pendant les années de guerre, j’ai été privé de toute relation. Après la guerre, j’ai été placé dans une institution. Dans ce désert affectif, où la plupart des enfants s’éteignent, j’ai réussi à m’évader en découvrant les mondes animaux. Comme il n’y avait personne à rencontrer, je m’échappais par une déchirure du grillage pour aller parler au chien du voisin. Il m’accueillait avec joie quand je lui racontais mes malheurs. Ce chien m’a beaucoup aidé. Mes seules relations humaines, je les avais avec des bêtes.
Est-ce la raison pour laquelle j’ai toujours pensé qu’en étudiant les animaux on pourrait mieux comprendre la condition humaine ? » B. C.
Les enfants en carence affective risquent de devenir des adultes violents. La parole humaine, source de créativité, engendre aussi l’horreur des guerres de croyance.
Comparant les animaux et les hommes, convoquant une somme inégalée de connaissances et d’expériences cliniques, Boris Cyrulnik nous fait ressentir et comprendre la violence du monde et les racines de la guerre.
Poursuivant son exploration conjuguée de l’âme humaine et des mondes animaux, Boris Cyrulnik nous livre ici une œuvre magistrale, où l’on découvre un savant derrière le conteur et le sage.
Boris Cyrulnik est neuropsychiatre. Il est l’auteur, chez Odile Jacob, de nombreux ouvrages qui sont tous d’immenses succès, tels que Sauve-toi, la vie t’appelle, La nuit, j’écrirai des soleils, Des âmes et des saisons et Le Laboureur et les Mangeurs de vent.
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Prologue
- Chapitre 1 - « L'individu animal ou humain est sculpté par son environnement »
- Pourquoi la guerre ?
- Quand tuer un enfant n'est pas un crime
- La viande et la domination
- Le cri, la parole et l'outil
- Lent développement, prolongation des apprentissages
- Devenir garçon, devenir fille
- Quand la culture modifie la construction du sexe
- Violence civilisatrice
- La force ne mène pas au pouvoir
- Quand la coopération dans le clan mène à la haine de l'étranger
- Toutes les cultures utilisent la violence des petits mâles et l'empathie des femelles
- Destins culturels des traumatismes individuels
- Quand les rituels d'interaction donnent forme à la pulsion
- Chapitre 2 - « Construction de l'appareil à voir le monde »
- Psychanalyse, éthologie et sciences naturelles
- Voir ou ne pas voir l'évolution
- Laennec ou la richesse du banal
- La haine de l'observation
- Quand le fixisme aide à voir ce qu'on pense
- Toute vision du monde est un aveu autobiographique
- Éthologie animale et clinique humaine
- Interprétation idéologique d'un énoncé scientifique
- Désert mortel et vie violente
- Chaque cerveau donne à voir un monde à nul autre pareil
- Le langage humain fait voir des mondes invisibles
- L'imitation des images et des sons permet au petit de s'intégrer dans un groupe
- Chapitre 3 - « Produire des connaissances invisibles »
- La vérité des autres
- Perceptions protectrices, illusions bienfaitrices
- Je ne peux reconnaître l'Autre que si je me suis bien construit
- Connaissance physique, transcendance métaphysique
- Le mort n'est pas la mort
- Le cerveau connaît la grammaire
- Le théâtre de la mort nous contraint au sens
- Le sens qu'on donne aux choses modifie notre cerveau
- L'encéphalisation qui subit l'empreinte du milieu rend possible la folie
- La technologie nous a fait croire que nous sommes surnaturels
- Structure sociale, naissance du concept de père et nouvel éthos
- Nos progrès changent la signification du travail
- Chapitre 4 - « Les prouesses technologiques renforcent l'esprit magique »
- Technologie, démocratie et esprit magique
- Outils-prothèses et récits métaphysiques
- Grâce à son cerveau décontextualisateur, l'homme traite des informations de plus en plus éloignées
- Comprendre au-delà des mots : le monde noétique
- Devenir soi-même dans le fleuve de la doxa
- Sans amour, le désert. Trop d'amour, la prison
- L'interdit est une structure affective qui socialise
- Les merveilles technologiques mènent à la jouissance sans frein et à l'arrêt de l'empathie
- Conflit ridicule entre la psychanalyse et les sciences naturelles
- Psychisme et sciences naturelles
- Nos représentations d'images et de mots sculptent notre cerveau
- Conclusion écosystémique - Rien n'est plus naturel que la bagarre, rien n'est plus civilisé que la guerre
- Sommaire
- Du même auteur chez Odile Jacob



































































