Pierre Grosser
Traiter avec le diable ? Les vrais enjeux de la diplomatie au XXIe siècle Date de parution : 10 octobre 2013
EAN13 : 9782738127716 / 368 pages / 155 x 240 mm / 400 g
EAN13 : 9782738127716 / 368 pages / 155 x 240 mm / 400 g
Parler avec l’ennemi, comprendre ses perceptions et ses objectifs, chercher à résoudre des conflits, telles sont les raisons d’être de la diplomatie.
Mais à quoi sert-elle encore quand l’ennemi a pris les traits du diable, à l’instar d’un Ben Laden, d’un Saddam Hussein ou, plus récemment, d’un Bachar el-Assad ? Comment expliquer le succès de cette rhétorique du bien et du mal depuis quelques décennies ? Et peut-on penser autrement les relations internationales aujourd’hui ?
Dans cet essai ambitieux et foisonnant, Pierre Grosser puise dans l’histoire, l’actualité internationale et même la psychologie pour mettre au jour les impasses du processus de diabolisation. Il montre comment celui-ci se nourrit des « leçons de l’histoire » – de la « capitulation » de Munich à la guerre froide – légitimant ainsi toutes les danses de la guerre juste. Il analyse aussi les prismes cognitifs qui rendent difficiles les interactions avec l’adversaire, une fois celui-ci diabolisé. Enfin, dénonçant les mythes d’une sécurité totale et d’une stratégie parfaite, Pierre Grosser rappelle la complexité des choix qui s’offrent à nos dirigeants et redonne ainsi tout son sens à l’action diplomatique.
Pierre Grosser est historien, spécialiste de l’histoire des relations internationales et du monde post-guerre froide. Il enseigne à Sciences Po et est membre de son Centre d’histoire. Il a été directeur des études de l’Institut diplomatique du ministère des Affaires étrangères (2001-2009) et a publié de nombreux ouvrages. Le dernier, 1989, l’année où le monde a basculé (Perrin, 2009) a reçu le prix des Ambassadeurs 2010.
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Sommaire
- Introduction
- Première partie - LES « LEÇONS » DE L’HISTOIRE
- Chapitre premier - Plus jamais « Munich » !
- Le « complexe de Munich »
- Comprendre Munich
- De Munich à l’Holocauste
- Conclusion
- Chapitre 2 - Les syndromes de Suez et du Vietnam
- L’ombre de Suez
- Le « syndrome vietnamien »
- Chapitre 3 - Quelle stratégie est gagnante face au diable ?
- Les leçons de la fin de la guerre froide
- Les leçons de l’histoire et le nucléaire du diable
- Conclusion
- Chapitre premier - Plus jamais « Munich » !
- Deuxième partie - LES IMPASSES DES MÉCANISMES DE REPRÉSENTATION
- Chapitre 4 - De la facilité de se comporter avec le diable
- Il n’y a pas de dilemme de sécurité avec le diable
- Identités, actions, intentions et motivations
- Deux poids, deux mesures ?
- Chapitre 5 - De la difficulté de traiter avec le diable
- Traiter avec le diable est immoral
- Traiter avec le diable est une preuve de faiblesse
- Traiter avec le diable, un risque politique
- Traiter avec le diable est inutile
- Traiter avec le diable est contre-productif
- Avec qui négocier ?
- Les dilemmes de la négociation
- Chapitre 4 - De la facilité de se comporter avec le diable
- Troisième partie - DANS UN MONDE COMPLEXE, LA RECHERCHE DE SOLUTIONS SIMPLES
- Chapitre 6 - Identifier le diable dans un monde incertain
- Les diables dans un monde de domination et de conflits
- Un monde de progrès : la diabolisation des « retardataires », des « perturbateurs », des « criminels » et des « barbares »
- Le diable dans un monde nouveau
- Conclusion
- Chapitre 7 - L’illusion de la perfection
- La quête de la sécurité absolue
- La quête de la rationalité parfaite
- La quête de la baguette magique
- La moralité parfaite
- Conclusion
- Chapitre 6 - Identifier le diable dans un monde incertain
- Conclusion
- Il faut assumer la complexité et l’incohérence
- Il faut croire dans les vertus de la diplomatie, tout en connaissant ses limites
- Notes
- Remerciements






























