Pascal Griener
La République de l’œil L’expérience de l’art au siècle des Lumières Date de parution : 17 mai 2010
EAN13 : 9782738124432 / 336 pages / Collection : Travaux du Collège de France / 155 x 240 mm / 400 g
EAN13 : 9782738124432 / 336 pages / Collection : Travaux du Collège de France / 155 x 240 mm / 400 g
« À l’aube du XVIIIe siècle, le laboratoire de l’historien d’art est achevé. L’émergence des nouveaux outils va transformer radicalement le regard et faciliter une séparation claire, au sein de l’œuvre d’art, entre ses composantes : d’un côté, l’image immatérielle qu’elle dégage, de l’autre, le support matériel qui la rend tangible. Cette scission a été travaillée tout au long du siècle. On peut dire sans exagérer qu’elle constitue l’événement le plus important, quoique le plus ignoré, qui fonde notre modernité.
Dans ce livre, je tente de dessiner le nouvel objet scientifique qui émerge dans les cabinets, les collections publiques et privées ; j’évoque les grands instruments forgés par le siècle des Lumières et les protocoles de leur usage. L’histoire de l’art, comme l’histoire des sciences, devrait accorder une importance accrue aux dispositifs qui lui permettent de créer des expériences, d’en tirer des hypothèses, enfin de les déposer dans un support adéquat selon des modalités originales. » P.G.
Pascal Griener est professeur d’histoire de l’art à l’Université de Neuchâtel.
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Avant-propos
- Préface et méthode
- I - Une curiosité légitime
- Curiosité et théologie : une nouvelle légitimité
- Un nouvel espace du savoir
- L’ombre portée de la théologie
- Une nouvelle mystique au Vatican
- II - Les nouvelles configurations du regard et leurs symptômes
- La naissance de l’esthétique – un symptôme ?
- La leçon de l’expérience. Les protocoles de lecture
- Épiphanie et signification ou comment lire la sculpture
- III - La galerie immatérielle
- Un nouveau laboratoire : l’esprit
- Galerie de peintures et galerie mentale : experimentum Düsseldorf
- Une économie universelle du partage. Du désintérêt aristocratique au patrimoine collectif
- L’œuvre et son « contexte » nouveau à l’ère du musée
- IV - Le connoisseurship, science et art de réussir
- Un nouvel espace scientifique à conquérir
- Le connoisseurship comme pratique politique
- Deux pratiques de la raison et leurs antécédents théoriques
- La métis déguisée en science et la relation fiduciaire : les modèles français et anglais
- Le baptême d’Ésaü
- La collection d’art moderne comme ultime machinerie théorique au service de l’ascension sociale. Le cas de Hagedorn
- La Lettre de 1755 : un nouveau type de discours
- V - Le connoisseurship comme exercice démocratique
- Stratégies optiques
- Trois vues, une structure
- VI - Le Grand Tour comme expérience mystique de la connaissance
- VII - Forme, signe, matière
- Violence et interprétation
- De la querelle des Anciens et des Modernes à l’histoire de l’esprit
- Histoire de l’idolâtrie et histoire de l’art. Une nouvelle perspective anthropologique
- L’objet d’art à l’épreuve du laboratoire
- Une nouvelle image de l’artiste : le technologue empirique
- VIII - L’histoire de l’art dans son livre
- Livre et espace savant
- Exigence mondaine ou scientifique : trouver le mot juste sur l’art
- Une nouvelle épistémologie du regard
- Le génie et ses symptômes – un art de la trace
- Archiver l’expérience : le recueil
- L’ instrumentarium dans l’économie de l’échange : les réseaux de l’honnêteté
- Un nouveau champ littéraire
- La lente genèse du livre illustré
- IX - La culture du fac-similé
- Conclusion - Le rêve des paons
- Notes
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