Odile Jacob publie

Sébastien Balibar

Savant cherche refuge Comment les grands noms de la science ont survécu à la Seconde Guerre mondiale

Paris, 1937. Laszlo Tisza, jeune savant hongrois, se réfugie à Paris et y rencontre un autre réfugié, Fritz London qui, lui, fuyait l’Allemagne. Ensemble, ils découvrent que la toute nouvelle physique quantique explique l’étrange comportement d’un liquide très froid, l’hélium « superfluide ». Pourtant, la situation est peu propice à la réflexion : bien qu’accueillis par des physiciens célèbres comme Jean Perrin et les Joliot-Curie, ils doivent affronter l’antisémitisme qui les avait contraints à fuir le nazisme. En 1939, la guerre les fait s’exiler à nouveau, cette fois aux États-Unis où ils retrouvent d’autres savants réfugiés.

Avec Tisza et London comme guides, Sébastien Balibar nous fait découvrir l’histoire haletante de la fuite des savants juifs devant le nazisme. Il nous fait rencontrer les Hongrois qui aidèrent Einstein à prévenir Roosevelt d’un danger imminent : l’Allemagne nazie envisageait l’arme nucléaire. Et l’on comprend comment de nombreux savants réfugiés, voulant aider leur pays d’accueil, ont réussi ce que l’Allemagne nazie n’a pas pu faire parce qu’elle avait fait fuir ses savants : construire la bombe atomique qui bouleversa l’équilibre mondial.

Sébastien Balibar est physicien, directeur de recherches à l’École normale supérieure (Paris) et membre de l’Académie des sciences.
Il fait partie aussi du comité du Programme d’aide en urgence aux scientifiques étrangers (PAUSE).