James B. Collins
La Monarchie républicaine État et société dans la France moderne Date de parution : 24 février 2016
EAN13 : 9782738133007 / 204 pages / Collection : Travaux du Collège de France / 145 x 220 mm / 400 g
EAN13 : 9782738133007 / 204 pages / Collection : Travaux du Collège de France / 145 x 220 mm / 400 g
La fameuse déclaration « L’État, c’est moi » de Louis XIV ? Un mythe ou, au mieux, une « sottise d’adolescent ». C’est avec une fantaisie et un humour déconcertants, quelques incursions dans notre vie politique contemporaine et le souci constant de « donner place aux faits plutôt qu’aux mythes » que James B. Collins s’intéresse à l’histoire de la société et de l’État français à l’époque moderne. Proposant de rejeter la notion « nébuleuse » d’absolutisme, il considère une évolution qui va d’une monarchie républicaine vers un État monarchique. Dans ce livre, l’auteur s’appuie sur des documents originaux, en privilégiant la province plutôt que Paris. Et, vue de là, la société française d’Ancien Régime n’est pas davantage immobile que le pouvoir royal n’est « absolu ».
James B. Collins est professeur à l’Université de Georgetown (États-Unis). Il a publié l’une des synthèses les plus importantes sur l’État monarchique français à l’époque moderne (The State in Early Modern France). Il est également l’auteur du monumental From Tribes to Nation : The Making of France, 500-1799 et, en français, de La Bretagne dans l’État royal : classes sociales, états provinciaux et ordre public de l’édit d’Union à la révolte des Bonnets rouges.
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Préface
- La république et l’État en France, 1360-1740 - Première conférence (5 mars 2013)
- Un exemple : La République de Bodin
- Bien public, république et État
- Évolution du langage politique
- La monarchie républicaine
- Langage et action
- Vivat rex
- La ligue du Bien public
- Élections et chose publique
- Polities, république, État
- La culture politique en France, 1640-1757 - Deuxième conférence (12 mars 2013)
- Monarchie et culture politique
- La formation des princes
- Raison et intérêt(s)
- 1626-1627, assemblées et discours
- Du bien public au bien de l’État
- Les voies de la justice et les privilèges
- Les merles sifflotants…
- … le silence « juste après »
- Des attentes nouvelles
- Hit the Road, Jacques - Troisième conférence (19 mars 2013)
- Une mobilité réelle
- L’ouverture des villages vers l’extérieur
- Mobilité ou sédentarité : question de source
- Pourquoi bouger ?
- Interroger les sources (I) : les rôles des tailles
- Interroger les sources (II) : les registres de translation de domicile
- Interroger les sources (III) : les recherches des feux bourguignons
- Mobilité : bilan des sources
- Les migrants : des riches et des pauvres
- La mobilité féminine
- Mobilité et gouvernementalité
- Annexe - Les tailles en 1620, les élections de Basse-Auvergne et de Troyes
- L’« absolutisme » : la critique anglophone - Quatrième conférence (26 mars 2013)
- La téléologie du concept d’« absolutisme »
- La monarchie absolue : un champ de négociation
- Les divergences
- Les points communs
- Le royaume de Louis XIV : négociation toujours ?
- L’État de 1730 : un autre animal
- L’absolutisme : du concept à la réalité
- Les juges locaux : serviteurs d’une dynastie familiale
- Divergence dans l’optique retenue, divergence dans les conclusions
- Vers une synthèse ?
- Table
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