Michel Schneider
Prima donna Opéra et inconscient Date de parution : 1 février 2001
EAN13 : 9782738109415 / 336 pages / 145 x 220 mm / 400 g
EAN13 : 9782738109415 / 336 pages / 145 x 220 mm / 400 g
Je chante, je meurs. Je meurs en chantant. Je chante à en mourir. Voilà tout l’opéra. Il est né il y a quatre siècles, à cet instant de l’Orfeo de Monteverdi (1607) où se prononce cette phrase : É morta ! Son histoire est celle d’un deuil impossible. Faire revenir la Prima Donna, retrouver la voix perdue, franchir le Léthé séparant le langage de la musique. Chaque opéra illustre ce mythe et ce chagrin. Tout comme le jeu d’Orphée arrache la morte aimée à la captivité des Enfers, l’opéra, en élevant son chant des mots et des morts, transporte ses personnages au-delà de leur destin. Fatale maladie, il s’adresse au plus obscur, au plus tendre, au plus sinistre de nous-mêmes. Il éveille l’enfant méchant, excite le despote terrorisé, émeut le délaissé anéanti. Il chante la douleur de désirer.
Michel Schneider a écrit sur la musique : Glenn Gould, piano solo, La Tombée du jour, Schumann, Musiques de nuit et sur la psychanalyse : Blessures de mémoire, Voleurs de mots. Il a été de 1988 à 1991 directeur de la musique au ministère de la Culture et a publié La Comédie de la culture.
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Dédicace
- La forme fatale
- AIMER
- I - Rêve contre rêve : Le Vaisseau fantôme de Wagner
- Le monologue
- La ballade
- Le duo
- Les chœurs
- La scène finale
- II - Nue jusqu’au cœur : Salammbô de Philippe Fénelon
- Un opéra en prose
- Emma jeta un cri aigu
- Tant de draperies autour du corps
- Elle voulut voir la musique
- III - L’amour à la chaîne : La Ronde de Philippe Boesmans
- Le miroir des voix
- Noir désir
- La mécanique des sentiments
- Faire l’amour
- Le sexe des faubourgs
- La ronde des heures
- IV - Le trou du souffleur : Capriccio de Richard Strauss
- Une partition perdue
- Une conversation en musique
- Au commencement était…
- Le temps de conclure
- Le secret de la fin
- Le regard double
- Prima le opere e poi la morte ?
- Un adieu à l’opéra ?
- Le testament en ré bémol majeur
- Ni paroles, ni musique
- V - Prima la musica, poi le parole : les mots dans l’opéra
- Ce qui prime ?
- La musique est-elle féminine ?
- Servante maîtresse
- Écrire en spirale
- Un rêve noir
- Le chant tragique des Grecs
- Que les mots meurent dans la musique
- Un opéra sur la scène de l’opéra
- L’énigme de l’opéra
- D’abord, la voix
- I - Rêve contre rêve : Le Vaisseau fantôme de Wagner
- DÉSIRER
- VI - La musique comme désir : Parsifal de Richard Wagner
- L’opéra, le rêve
- Un morceau de corps
- L’impossible désir de la mère
- La blessure du sexe
- Le nom du père
- Le non-sens de la douleur
- Parfaite tristesse
- VII - Jamais deux sans trois : La Dame de pique de Piotr Ilitch Tchaïkovski
- Un
- Deux
- Trois
- VIII - L’ombre et le reflet : La Femme sans ombre de Richard Strauss
- La part de l’ombre
- La souffrance d’avoir un corps
- Mortalité et fécondité
- L’ombre, l’autre
- Le désir comme souillure
- Le temps d’aimer
- Le mystère de l’œuvre
- IX - Le mal de la beauté : Billy Budd de Benjamin Britten
- Trois hommes en fuite
- Mourir le cœur content
- Le bégaiement
- Incurable beauté
- Un opéra interne
- End of book
- Le père incertain
- X - Grand Opera Music : Nixon in China de John Adams
- Foxtrot dans la Cité interdite
- La rimembranza dell’opera
- Ironie et compassion
- La mort de l’opéra
- Sept jours à Pékin
- XI - La folie de l’œuvre d’art totale : le rien de l’opéra
- L’art du tout
- L’art partiel
- L’art du corps
- L’art du peu
- L’art du rien
- N’importe quoi de sublime
- La jouissance du creux
- VI - La musique comme désir : Parsifal de Richard Wagner
- JOUIR
- XII - Sombrer inconsciente, jouissance extrême : Tristan et Isolde de Richard Wagner
- L’âme qui désire
- La substance d’amour
- L’extrême de la jouissance
- La courbe non refermée
- XIII - Périr de volupté : La Traviata de Verdi
- Quelle chose est l’amour
- Une fleur qui naît et meurt
- L’argent
- Les saltimbanques
- Le monde
- Le bal
- Les fleurs
- La maladie
- L’échange
- La scène
- Le père
- La rancœur
- XIV - Le langage mutilé : Wozzeck d’Alban Berg
- La peur du silence
- Une folie douce
- Les langues et le couteau
- Un homme, une parole
- Les grands mutilés
- Parler en musique
- Un présent sans mémoire
- XV - Rêves de femmes : Elektra de Richard Strauss
- Tu vas et viens comme en rêve
- Électre hystérique ?
- Le transfert par la parole
- Mortelle fidélité
- XVI - La voix brisée : opéra et homosexualité
- Un fils et sa mère
- Aimez-vous Wagner ?
- Une question de femmes
- Une affaire d’hommes
- La femme n’existe pas
- Opera queen
- Une colonne cassée
- Sola, perduta, abbandonata
- Entendre avec sa peau
- Théâtre et différence des sexes
- L’opéra, forme perverse de la musique ?
- Une collection de morceaux
- Faire mal à la voix
- Le fantôme de l’opéra
- Déchéance sur la scène
- La mise à mort
- La voix qui va mourir
- Derrière la scène
- Est-ce encore ma voix ?
- Je chante pour moi-même
- La voix perdue
- La voix ou le sexe
- L’effacement du son
- E morta !
- XII - Sombrer inconsciente, jouissance extrême : Tristan et Isolde de Richard Wagner
- Notes
- Lexique
- Les grands opéras du répertoire lyrique
- Bibliographie
- Sources et remerciements
- Table
- Du même auteur




































