Jean Nagle
Un orgueil français La vénalité des offices sous l’Ancien Régime Date de parution : 21 février 2008
EAN13 : 9782738119728 / 400 pages / 155 x 240 mm / 400 g
EAN13 : 9782738119728 / 400 pages / 155 x 240 mm / 400 g
Pourquoi les Français ont-ils une telle passion pour leurs services publics ? Pourquoi y tiennent-ils plus qu’à tout ? Et pourquoi les vilipendent-ils à la moindre occasion ?
Jean Nagle montre que, sous l’Ancien Régime, la fonction publique était à vendre : la justice, la police, les finances, la guerre, la « maison du roi » étaient assurées par ceux qui pouvaient en acheter la charge. Ces offices conféraient à leurs titulaires une dignité qu’ils pouvaient opposer à l’honneur des nobles. Jusqu’à l’affrontement du tiers-état et de la noblesse lors de la Révolution française.
Ce livre met en scène les dizaines de milliers d’hommes qui ont assuré les services publics et exercé l’autorité de l’État sous l’Ancien Régime. Il montre comment la vénalité des offices fut une passion française.
Jean Nagle, historien, est chercheur honoraire à l’Institut d’histoire des mondes contemporains de l’École normale supérieure.
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Dédicace
- Prologue
- Première partie - La folie des offices
- Chapitre 1 - La passion de justice
- La phobie de l’office
- La passion des offices
- La chicane : « manie » ? ou soif de justice ?
- Chapitre 2 - La passion des Bonnes Lettres
- Une troisième force culturelle
- L’espérance du triomphe sur la barbarie
- Chapitre 3 - La passion du « rang »
- Les caractères du « rang »
- Les fondements de l’idéologie du rang
- Les adjuvants du rang : les ordres et l’honorabilité
- Chapitre 1 - La passion de justice
- Deuxième partie - L’arrière-plan métaphysique, psychologique et moral de la vénalité
- Chapitre 4 - L’office publiquement vénal, l’honneur, la dignité
- Le problème des rapports entre l’honneur et la dignité
- Les sources et le développement des sentiments d’honneur et de dignité
- Chapitre 5 - La dignité et l’abjection dans la société d’honneur
- L’accession à la dignité par la vénalité
- L’infériorisation du peuple : de la vileté à l’abjection
- Chapitre 6 - Les fondements sensibles de la pensée sociale : la perception du rang
- Le primat de l’apparence
- Les modes de déchiffrement de la société
- Évolution de l’individu et des cadres sociaux de sa perception
- Chapitre 7 - L’honneur, la dignité, le corps et l’esprit : l’incorporation de la condition
- La corporisation du sentiment
- L’épanouissement du jugement
- Chapitre 4 - L’office publiquement vénal, l’honneur, la dignité
- Troisième partie - La vénalité, les structures de l’État et la Révolution
- Chapitre 8 - La vénalité des offices et la « révolution des mœurs »
- Noblesse d’épée, noblesse de robe : l’évolution différentielle
- Régulation spontanée, régulation autoritaire du corps social
- L’adaptation à la réglementation des liens sociaux intersubjectifs
- Chapitre 9 - La vénalité, les États généraux et la révolution de la dignité
- La vénalité, le Parlement et les États généraux
- L’information juridique du peuple et l’éveil de sa dignité
- La dignité et la bourgeoisie
- Les avatars de la dignité : la sensibilité et l’énergie
- Chapitre 10 - La vénalité et l’organisation de l’espace : les offices et la ville
- L’office et la ville : une nouvelle classification urbaine
- L’office et la ville : l’implantation
- Annexe au chapitre 10 : échantillon des villes
- Chapitre 11 - La vénalité et la structure de l’État
- L’office royal : définition et catégories
- Évolution générale de la répartition des offices
- Chapitre 8 - La vénalité des offices et la « révolution des mœurs »
- Épilogue
- Notes
- Remerciements
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