Odile Jacob publie

Françoise Millet-Bartoli

La Beauté sur mesure Psychologie et chirurgie esthétique

Que cherche-t-on à modifier quand on recourt à la chirurgie esthétique ? Souvent, un défaut physique isolé, qui embarrasse ou suscite la moquerie — un nez trop long, un menton trop carré, des oreilles décollées. Dans ce genre de cas, l’acte chirurgical rend la vie plus belle, il améliore l’apparence extérieure en même temps que l’image du corps. Bref, il fait du bien.

Que se passe-t-il, en revanche, quand la demande de transformation chirurgicale cache une insatisfaction beaucoup plus profonde, une blessure, une vulnérabilité personnelle ? Est-ce encore au chirurgien d’intervenir ? Et comment le savoir avant l’opération ?

Au-delà du geste technique, tout ce qui est en jeu dans une transformation chirurgicale de l’apparence physique : l’image du corps, l’image de soi, voire carrément le sentiment d’identité.

Psychiatre, psychothérapeute, Françoise Millet-Bartoli exerce à Toulouse. Elle est notamment l’auteur de La Crise du milieu de la vie.