Gilbert Hottois
Philosophies des sciences, Philosophies des techniques Date de parution : 20 octobre 2004
EAN13 : 9782738115607 / 224 pages / Collection : Travaux du Collège de France / 145 x 220 mm / 400 g
EAN13 : 9782738115607 / 224 pages / Collection : Travaux du Collège de France / 145 x 220 mm / 400 g
« Gilbert Hottois s’attache ici à restituer une juste notion de la “technoscience”, à jeter un pont entre philosophies des sciences et philosophies des techniques, et à repenser l’anthropologie philosophique dans la perspective des responsabilités éthiques et cosmiques que nos technosciences nous confèrent. L’entreprise ne manque pas d’envergure ; elle est conduite avec solidité, modestie et sagesse. On ne peut qu’admirer le courage de celui qui regarde ainsi en face, et sans se payer de mots, les problèmes de son temps. »
Gilbert Hottois est professeur à l’Université libre de Bruxelles. Il est membre de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts, ainsi que du Comité consultatif de bioéthique de Belgique, vice-président de l’Association des sociétés de philosophie de langue française (ASPLF) et membre du Comité d’orientation scientifique et stratégique du Collège de France (COSS). Il a notamment assuré la direction de l’ouvrage collectif la Nouvelle Encyclopédie de bioéthique et publié de nombreux ouvrages, dont une Histoire de la philosophie moderne et contemporaine, ainsi que Technoscience et sagesse ?, Entre symboles et technosciences, Essais de philosophie bioéthique et biopolitique, ainsi que Species technica.
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Préface
- Remerciements
- Préambule
- Leçon 1 : La philosophie des sciences comme philosophie du langage
- Leçon 2 : De la philosophie des sciences à la philosophie des techniques
- Leçon 3 : Les limites de la philosophie des techniques et la notion de technoscience
- Leçon 4 : Essai de philosophie dans une civilisation technoscientifique
- Leçon 1 - La philosophie des sciences comme philosophie du langage
- 1. Enjeux philosophiques de la philosophy of science
- 1.1. La science comme langage et représentation – La notion de « logothéorie » et la question du réalisme
- 1.2. Antiréalisme, non-réalisme, instrumentalisme, etc.
- 2. La problématisation de la science par la philosophie du langage
- 2.1. Le langage et la signification entre référence et signifiance
- 2.2. La tentation de la référence
- 2.2.1. La philosophie des sciences comme philosophie du langage référentiel
- 2.2.1.1. Le Tractatus et le néopositivisme
- 2.2.1.2. L’empirisme logique : E. Nagel, C. G. Hempel et K. Popper
- 2.2.2. Des indications non logothéoriques
- 2.2.2.1. La prédiction
- 2.2.2.2. Les « succès de la science » récupérés par le réalisme
- 2.2.2.3. Un nouveau point sur l’instrumentalisme
- 2.2.1. La philosophie des sciences comme philosophie du langage référentiel
- 2.3. La tentation de la signifiance
- 2.3.1. La « révolution kuhnienne » vue sous l’angle du renversement du primat de la référence au profit de la signifiance dans la philosophie du langage des sciences
- 2.3.1.1. Kuhn via Quine : la signifiance produite par des structures holistiques
- 2.3.1.1.1. Holisme ontologique
- 2.3.1.1.2. L’inscrutabilité de la référence
- 2.3.1.1.3. L’indétermination de la traduction
- 2.3.1.1.4. La sous-détermination de la théorie par les données de l’expérience
- 2.3.1.2. La signifiance produite par l’intersubjectivité
- 2.3.1.1. Kuhn via Quine : la signifiance produite par des structures holistiques
- 2.3.2. La « révolution » kuhnienne : externalisation de la technique et déconstrution du réalisme ontologique
- 2.3.2.1. La technique reconnue et externalisée
- 2.3.2.2. L’émancipation par rapport au réalisme ontologique eschatologique, et ses dérives
- 2.3.2.2.1. Tentations et résistances
- 2.3.2.2.2. Excès et dérives
- 2.3.1. La « révolution kuhnienne » vue sous l’angle du renversement du primat de la référence au profit de la signifiance dans la philosophie du langage des sciences
- 2.4. La poursuite du débat
- 3. Conclusion : internaliser la technique dans la philosophie des sciences
- 1. Enjeux philosophiques de la philosophy of science
- Leçon 2 - De la philosophie des sciences à la philosophie des techniques
- 1. Hacking : une critique de la philosophie des sciences comme (logo) théories
- 1.1. Langage et connaissance
- 1.2. L’évolution de la question du réalisme
- 1.2.1. La critique du représentationalisme
- 1.2.2. La rupture ambiguë avec la philosophie du langage
- 1.2.3. Le réalisme scientifique
- 1.2.3.1. La vision par interaction : ce que devient le donné
- 1.2.3.2. La création de phénomènes : au-delà du réalisme ?
- 1.3. Constructivisme
- 1.3.1. Qu’est-ce que le socioconstructivisme ?
- 1.3.2. Contingence, nominalisme, stabilité
- 1.3.3. Genres indifférents et genres interactifs ou interactions technophysiques et interactions symboliques ?
- 1.3.4. Au-delà de la question du réalisme et d’une philosophie simplement épistémologique des sciences ?
- 2. Les philosophies de la technique
- 2.1. État des lieux sommaire : historique, thématique et rapport aux philosophies des sciences
- 2.1.1. Une origine allemande
- 2.1.2. Une faible reconnaissance française
- 2.1.3. Un épanouissement américain
- 2.1.3.1. Les débuts
- 2.1.3.2. Le corpus
- 2.1.3.3. Définitions et thématiques
- 2.2. La philosophy of science et la philosophy of technology : quels rapports ?
- 2.2.1. L’apport de Durbin
- 2.2.2. Apports variés
- 2.2.3. Don Ihde et le « réalisme instrumental »
- 2.1. État des lieux sommaire : historique, thématique et rapport aux philosophies des sciences
- 3. Conclusion : articuler, non réduire
- 1. Hacking : une critique de la philosophie des sciences comme (logo) théories
- Leçon 3 - Les limites de la philosophie des techniques et la notion de technoscience
- 1. La technique en résistance chez Pierre Ducassé et Gilbert Simondon
- 1.1. Pierre Ducassé
- 1.2. Gilbert Simondon
- 1.2.1. Une spécificité qui résiste positivement
- 1.2.2. La « technique » est la recherche technoscientifique
- 1.2.3. La résistance à la réduction sociopolitique
- 1.2.4. Culture et technique
- 1.2.5. La technique en excès par rapport à l’ordre symbolique
- 1.2.6. Quelques limites de la philosophie de la technique de Simondon
- 2. La « technoscience » : un historique critique
- 2.1. L’origine
- 2.2. Deux relais français à la diffusion du terme « technoscience »
- 2.2.1. Jean-François Lyotard
- 2.2.2. Bruno Latour
- 2.2.2.1. La science en action
- 2.2.2.2. L’espoir de Pandore
- 2.2.2.3. Quelques observations critiques et conclusions
- 2.3. La diffusion américaine de la technoscience
- 2.3.1. Rhétorique et analyse de l’enchevêtrement technoscientifique
- 2.3.2. La philosophie postmoderne des technosciences enfermée dans le langage
- 2.4. La diffusion en France et ailleurs
- 3. Conclusions
- 1. La technique en résistance chez Pierre Ducassé et Gilbert Simondon
- Leçon 4 - Essai de philosophie pour une civilisation technoscientifique
- 1. Défense et justification de la notion de technoscience
- 1.1. Bilan de l’usage de « technoscience »
- 1.2. La critique ambiguë de Jean-Pierre Séris
- 1.3. Pourquoi j’utilise le terme « technoscience »
- 1.3.1. Légitimité des distinctions
- 1.3.2. Quelques justifications de l’usage de « technoscience »
- 1.3.3. La technoscience en transition ?
- 2. Idées porteuses pour une civilisation technoscientifique et multiculturelle
- 2.1. L’immensité du temps prise au sérieux
- 2.2. L’ouverture totale de la question de l’homme
- 2.2.1. De l’ouverture symbolique de la question de l’homme
- 2.2.2. L’ouverture opératoire de la question de l’homme
- 2.2.2.1. Un matérialisme méthodologique
- 2.2.2.2. Un anthropocentrisme méthodologique
- 2.2.3. Responsabilités et solidarités
- 2.2.3.1. Éthiques et technosciences
- 2.2.3.2. Responsabilités et solidarités cosmiques
- 2.2.3.2.1. Survie
- 2.2.3.2.2. Mémoire
- 2.2.3.2.3. Générosité
- 2.2.3.2.4. Fructification
- 1. Défense et justification de la notion de technoscience
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