Odile Jacob publie

Manès Sperber

Être juif Traduit de l'allemand par Olivier Mannoni

Juif non pratiquant, Manès Sperber apprit à lire la Bible à l'âge de trois ans et ne cessa de la relire jusqu'à la fin de sa vie. Ni religieux, ni militant sioniste, ni apôtre d'un quelconque judaïsme culturel, il professait pour seule foi la « religion de la bonne mémoire ». C'est son judaïsme vécu comme humanisme et comme éthique, son refus de toute idolâtrie, de toute exclusion de l'autre, son combat de toujours contre la haine, d'où qu'elle vienne, son attachement profond à la nation israélienne et son attitude prudente envers l'État d'Israël que Sperber illustre ici, dans ces essais brillants, préfacés par Elie Wiesel, où l'analyse de la pensée et de l'identité juives côtoie une question omniprésente : pourquoi l'antisémitisme ?