Olivier Hamant, Olivier Charbonnier, Sandra Enlart
L'Entreprise robuste Pour une alternative à la performance Date de parution : 12 février 2025
EAN13 : 9782415010942 / 256 pages / 145 x 220 mm / 400 g
EAN13 : 9782415010942 / 256 pages / 145 x 220 mm / 400 g
S’inspirer du vivant pour construire des entreprises robustes, c’est notre seule chance de survie face à l’impasse du néolibéralisme écocidaire. À l’approche de violentes fluctuations socio-écologiques et géopolitiques, la course à la performance qui gouverne nos modèles économiques nous fragilise.
Entre l’effondrement et le mythe de la croissance verte, une troisième voie est possible : celle des organisations robustes. L’enjeu est d’intégrer l’impact de l’environnement dans nos activités. Croisant les regards d’un biologiste et d’experts des organisations, ce livre révèle les failles du dogme obsolète de la maximisation des profits et de certaines régulations environnementales.
Adaptabilité, circularité, coopération… le monde vivant montre qu’un autre chemin est possible. Des entreprises pionnières ont donné à leur business model un objectif premier : le respect du territoire écologique et social
La révolution commence par les marges,
prenons nos responsabilités.
Olivier Hamant est chercheur à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et dirige l’Institut Michel-Serres. Il est l’auteur des succès La Troisième Voie du vivant et De l’incohérence.
Olivier Charbonnier est directeur général du groupe Interface et cofondateur de DSides. Il conseille les organisations sur les transformations de nos façons de travailler et d’apprendre.
Sandra Enlart est directrice de recherche en sciences de l’éducation à l’université Paris-Nanterre. Elle a été professeure à l’université de Genève et DG d’Entreprise&Personnel, réseau associatif de RH.
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Introduction
- Chapitre 1 - Des fluctuations violentes, des entreprises inadaptées
- Prendre acte de l’ampleur du dérèglement
- Le piège de la performance
- Optimiser l’aléa : les ressources, le temps, l’espace
- Vers l’autonomie productiviste et l’hyperdisponibilité
- Des systèmes de contrôle indirects de plus en plus puissants
- La maison et le corps : dernières frontières ?
- Chapitre 2 - Comprendre la robustesse du vivant
- S’inspirer de quel vivant ?
- Partir du vivant en interaction
- Circularité et coopération : deux principes systémiques du vivant
- Le vivant n’est pas performant
- La robustesse du vivant se construit contre la performance
- Le vivant comme récit critique de la performance économique ?
- La viabilité du vivant
- Chapitre 3 - Les limites de l’adaptabilité des entreprises
- En entreprise : un fonctionnement loin d’être optimal
- Une confusion entre souplesse et robustesse
- La gestion des risques, antidote aux turbulences ?
- Quand le risque justifie l’optimisation et une rationalité contre-productive
- Une gestion des risques coincée dans ses vieux paradigmes et peu adaptée à un monde hyperfluctuant
- La RSE, voie de salut ?
- La RSE, aubaine pour l’image de marque et le bilan fiscal
- L’impasse de la mesurocratie
- Chapitre 4 - L’analogie vivant-entreprise est-elle pertinente ?
- Les tentations de l’analogie
- Penser les (auto-)organisations à l’aune du vivant ?
- La coopération, une solution (trop) magique ?
- Les singularités humaines
- La construction du groupe social
- Des interactions aux finalités
- Genèse de la décision
- La question du sens
- L’acceptabilité sociale au cœur du débat
- La démarche de transformation
- Faut-il renoncer à l’analogie avec le vivant ?
- Chapitre 5 - Des exemples d’organisations à visée robuste
- Se laisser interpeller par des organisations différentes
- Portraits sur le vif de sept organisations
- Des exemples qui ne sont pas isolés
- Que retenir de ces exemples d’organisations à visée robuste ?
- Chapitre 6 - Devenir une entreprise robuste
- Dérailler : ouvrir le cadre mental de référence
- Inverser le cadre spatio-temporel
- Simplifier, par et pour la coopération
- Simplifier le système de production
- Arrêter d’empiler des couches
- Ne pas éviter, mais construire sur les fluctuations
- Conclusion - Du management extractiviste au ménagement viable
- Perspectives - Douze pistes pour mettre le politique au centre du jeu de la robustesse
- Politique : des décideurs qui deviennent des facilitateurs
- Éducation : l’école de la coopération
- Rééquilibrer la loi du marché : abandonner l’offre et la demande pour les besoins et les ressources
- Économie : la réparabilité dans l’économie du partage
- Les communs : de la concurrence libre et non faussée à l’entraide
- Emploi : vers un salaire à vie
- Finance : développer les monnaies locales et les cotisations pour l’investissement
- Logement : le soutien à l’habitat participatif
- Culture : sanctuariser la rupture avec la logique commerciale
- Recherche et développement : sortir des indicateurs de performance
- Voyage et migration : la diversité au service de l’éducation et de la robustesse
- Les droits mondiaux de la robustesse
- Notes bibliographiques
- D’Olivier Hamant chez Odile Jacob
- Pour en savoir plus
- Table





































