Nicolas Offenstadt
Faire la paix au Moyen Âge Date de parution : 6 septembre 2007
EAN13 : 9782738110992 / 512 pages / 155 x 240 mm / 400 g
EAN13 : 9782738110992 / 512 pages / 155 x 240 mm / 400 g
« Quand ceux d’en haut parlent de paix, le petit peuple sait que c’est la guerre. Quand ceux d’en haut maudissent la guerre, les feuilles de route sont déjà remplies », écrivait Brecht.
Pourquoi faut-il si souvent parler de la paix quand on prépare ou fait la guerre ? Comment doit-on, lorsqu’on détient le pouvoir, parler de la paix dans l’espace public ?
Époque obscure et guerrière, le Moyen Âge ? Pas si sûr, tant on en appelle de toutes parts à la « concorde ». Aux XIVe et XVe siècles, pendant la guerre de Cent Ans, en particulier, tous les acteurs, toutes les catégories sociales parlent de paix, invoquent la paix, des princes en lutte aux sujets du royaume, des clercs de l’Université aux pouvoirs urbains. Le discours sur la paix est donc un élément central de sa mise en place ; elle passe également par des rituels qui ne sont pas de pure forme. Voici ce que le Moyen Âge a inventé pour faire la paix. Nous en portons encore la trace. Le Moyen Âge comme vous ne l’avez jamais imaginé. Nicolas Offenstadt est maître de conférences à l’université Paris-I. Il est l’auteur des Fusillés de la Grande Guerre, qui a connu un grand succès, ainsi que du Chemin des Dames.
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Remerciements
- Avertissement
- Abréviations
- Introduction
- D’une paix à l’autre
- Discours de paix
- Pratiques rituelles
- Une notion redoutable…
- Que faire du rite ?
- Comparer l’incomparable ?
- Historiographie : la paix derrière la guerre
- Les sources
- Première partie - Paix de Dieu et paix des hommes
- Chapitre premier - La cité chrétienne de la paix
- Deus pacis
- Vers la gloire éternelle
- Miracles, signes, prodiges
- Lucifer, fauteur de guerre
- Chapitre 2 - La concorde rétablie : oublier et se taire
- Amnistie et amnésie
- Le contrôle de la parole
- Une histoire en série
- L’ordre retrouvé
- Chapitre premier - La cité chrétienne de la paix
- Deuxième partie - Figures de pacificateurs et perturbateurs de paix
- Chapitre 3 - Le pape et la paix
- La paix du pape, un capital symbolique
- Un homme de paix
- Le double corps du pape
- Les paix du pape
- Chapitre 4 - Le roi de paix
- Le discours de paix
- L’engagement du prince
- Chapitre 5 - Prophètes et médiatrices
- Les envoyés du ciel
- Les femmes et la paix
- Regina pacis
- Chapitre 6 - Les fauteurs de guerre
- Menaces
- Les perturbateurs de paix : entre droit et incantation
- Les manières du perturbateur de paix
- Chapitre 3 - Le pape et la paix
- Troisième partie - Faire la paix : les cérémonies de la réconciliation
- Chapitre 7 - Lieux de paix
- Un enjeu
- La marche, au cœur des représentations
- Les espaces sacrés
- Chapitre 8 - La liturgie de la paix
- Prier pour la paix
- Les marches pour la paix
- Liturgie, rite, objet
- Chapitre 9 - Signes de paix
- Une justification originelle
- Un état institutionnel
- Signum pacis
- Émotions
- La main, signe de paix
- Baisers et embrassades
- Le banquet
- « Il n’y a pas de don gratuit » (Mary Douglas)
- Fusion et parenté
- Chapitre 7 - Lieux de paix
- Quatrième partie - De la paix des princes à la paix du royaume : discours de paix, pouvoir et lien social
- Chapitre 10 - Dire la paix
- Débats
- Diffuser la paix
- Rites
- Réception
- La longue vie d’un traité de paix
- Chapitre 11 - Le serment
- Du processus à l’institution
- Le rite du serment
- Chapitre 12 - Le rite, entre centre et périphérie. Détails
- Détail 1. La paix d’Arras (1414-1415)
- Jurer le traité de Troyes (1420)
- Chapitre 13 - Fêter la paix
- Les feux
- Crier la paix
- Campanis pulsantibus
- Commensalité
- Chapitre 10 - Dire la paix
- Conclusion
- Temps historique et configuration rituelle
- La force des configurations rituelles
- L’« opinion », un acteur de la paix
- Notes
- Bibliographie
- Sources
- Chronologie
- Index des noms
- Index des lieux































