Philippe Moreau Defarges
Une histoire mondiale de la paix Date de parution : 15 janvier 2020
EAN13 : 9782738150691 / 228 pages / 145 x 220 mm / 400 g
EAN13 : 9782738150691 / 228 pages / 145 x 220 mm / 400 g
Dans un monde de concurrence exacerbée entre les grandes puissances, de compétition pour l’accès aux ressources, d’affrontements violents entre les civilisations et les religions, une nouvelle guerre mondiale est-elle vraiment improbable, voire impensable ?
Si elle veut survivre, l’humanité est « condamnée » à la paix.
Mais quelle paix ?
L’histoire nous éclaire.
Depuis l’aube du néolithique, il n’y a eu de paix qu’impériale. Une telle paix ne saurait se réduire à l’exercice brutal d’une force arbitraire. Elle doit laisser aux populations dominées des zones d’autonomie, les persuader qu’il n’y a pas d’autre ordre possible.
Or la Pax americana des années 1945-2003 a été la dernière paix impériale. La mondialisation, dynamique globale et conflictuelle, voue désormais toute ambition impériale planétaire, même celle d’une Chine réveillée, à l’échec.
La seule paix mondiale possible doit reprendre le laborieux chemin de la paix contractuelle, démocratique et institutionnelle, exploré notamment par le philosophe allemand Emmanuel Kant.
Il faudra bien bâtir la paix pour que notre terre ne devienne pas un enfer.
Diplomate, puis chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI), Philippe Moreau Defarges a enseigné à Sciences Po (Paris) et codirigé le rapport RAMSÈS (IFRI).
Il est l’auteur d’ouvrages d’histoire des relations internationales et de géopolitique qui sont de grands classiques.
- Couverture
- Titre
- Copyright
- INTRODUCTION - La guerre et la paix reformulées
- La guerre, délinquance politique
- La paix, construction perpétuelle
- L'humanité condamnée à la « paix »
- CHAPITRE 1 - Les paix impériales, laboratoires et creusets de la paix planétaire
- Des ambitions insatiables mais aussi une intelligence politique… toujours précaire
- Une idéologisation nécessaire et finalement justificatrice
- La supériorité éphémère de l'hégémonie impériale
- Les élites, rouages ambigus des ordres impériaux
- Toujours au bord de l'effondrement
- Une mort toujours annoncée
- Une paix sans ennemi ?
- L'universalisme piégé par l'identitarisme
- Compétition et métamorphose sans fin des universalismes
- Tout empire est-il voué au dépeçage ?
- Des ambitions insatiables mais aussi une intelligence politique… toujours précaire
- CHAPITRE 2 - L'ultime paix impériale
- Une paix subvertie par l'universalisme
- L'accoucheur de la mondialisation
- En tenaille entre hyperpuissance et universalisme
- Après Babylone, Rome et tant d'autres
- Ne plus être le numéro un
- La Chine ne prendra ni la place ni le rôle des États-Unis
- La revanche, enfin ?
- Mondialisée sans le savoir
- Le droit, creuset incontournable de la normalisation ?
- L'initiative la Ceinture et la Route, Heartland du XXIe siècle
- Un confucianisme universaliste ?
- Hong Kong : la blessure fatale ?
- Fin d'une ère historique
- Une terre occupée, partagée et démocratisée
- Effacer le monde d'avant ?
- L'incontournable défi du XXIe siècle : assumer une terre irréversiblement finie
- Une paix subvertie par l'universalisme
- CHAPITRE 3 - À la recherche de la paix contractuelle
- La modernité (du xve au xviiie siècle), humanisation/hominisation
- Les avatars sans fin de la paix romaine
- La guerre et la paix, affaires humaines
- Ordre interne et ordre international, simultanément séparés et en interaction croissante
- Apogée et mort de la diplomatie (1815-1914)
- De l'équilibre au concert
- 1848, la légitimité monarchique engloutie par la légitimité nationale
- 1914, la raison diplomatique broyée entre nationalismes et machineries bureaucratico-militaires
- Le laboratoire de la Société des Nations
- L'humanité, jusqu'où ?
- L'économie, clé de la paix
- La paix doit être globale
- La mutualisation de la sécurité
- La victoire, simple promesse de défaite
- La modernité (du xve au xviiie siècle), humanisation/hominisation
- CHAPITRE 4 - La Grande Guerre dans les poubelles de l'histoire ?
- Toujours la dernière, toujours de retour
- 1900-1945 : la guerre mise au rancart par l'interdépendance à condition que…
- 1918 : la grande illusion
- 1947-1991, le conflit Est-Ouest : la guerre du siècle n'a pas lieu
- Décennie 1990 : fin de l'histoire ?
- Précarité des certitudes établies sur l'impossibilité d'une Grande Guerre
- La dissuasion, baguette magique d'une paix indestructible
- Les interdépendances, la paix ou la guerre par d'autres moyens
- « Intangibilité » des frontières
- Les démocraties ne se font pas la guerre
- Le pari pacifiste
- Enfin Lysistrata
- Toujours la dernière, toujours de retour
- CHAPITRE 5 - L'humanité condamnée à la « paix »
- Le « progrès » aux deux visages
- Un monde fini
- L'État souverain voué à la paix
- Fin de la guerre et… de la paix
- Une paix claudicante
- La société mondiale entre inégalités et solidarités
- Un contrat planétaire interétatique, transétatique, infraétatique
- Police mondiale : surveillances, contournements et trafics
- Une seule humanité ? Quelle humanité ?
- Le « progrès » aux deux visages
- CONCLUSION - Et l'Europe ? et la France ?
- Chronologie
- Bibliographie
- Index
- Table
- Du même auteur chez Odile Jacob






























