François Ost
Le Temps du droit Date de parution : 1 novembre 1999
EAN13 : 9782738107497 / 384 pages / 155 x 240 mm / 400 g
EAN13 : 9782738107497 / 384 pages / 155 x 240 mm / 400 g
La question du temps ne cesse de se poser au droit et à la société, entre amnistie et imprescriptibilité, mesures d’urgence et développement durable, droits acquis et lois rétroactives, respect du précédent et revirements de jurisprudence. Comment donc équilibrer stabilité et changement ? Comment fonder la mémoire collective tout en s’affranchissant d’un passé traumatique ou obsolète ? Comment garantir le futur par des règles, tout en les révisant quand il le faut ? Le temps, c’est de l’argent, dit l’adage populaire. Partant, au contraire, de l’idée que le temps c’est du sens et qu’il s’institue plus qu’il ne se gagne, ce livre pose les conditions d’un temps public, véritable enjeu de démocratie.
Juriste et philosophe, spécialiste des droits de l’homme et du droit de l’environnement, François Ost enseigne à Bruxelles (facultés universitaires Saint-Louis). Il dirige l’Académie européenne de théorie du droit et préside la Fondation pour les générations futures.
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Dédicace
- Sommaire
- Ouverture
- Prélude - UNE MESURE À QUATRE TEMPS
- Mesurer, éprouver, temporaliser le temps
- Quatre figures de la détemporalisation La nostalgie de l’éternité
- Le vertige de l’entropie
- La tentation du déterminisme
- Le risque de dyschronie
- Mémoire, pardon, promesse, remise en question : quatre figures de la retemporalisation
- Chapitre premier - MÉMOIRE LIER LE PASSÉ
- Adagio
- Passés composés
- Les paradoxes de la mémoire
- La tradition, un passé recomposé
- La fondation, futur antérieur de la légitimité
- La généalogie : Énée, Ascagne, Anchise et les pénates
- L’École du droit historique : l’apologie de l’imparfait
- Le droit, greffier de la mémoire sociale
- Le présent omnitemporel du discours juridique, variations sur l’invariant
- Traditions, coutumes et précédents : des machines à remonter le temps
- Droits fondamentaux, droits ancestraux, droits acquis : l’inconditionnel passé ?
- Payer le crime : la longue mémoire de la peine
- Les dérives du passé simple
- Chapitre II - PARDON DÉLIER LE PASSÉ
- Andante
- Les Euménides ou l’invention de la justice
- Entre oubli et pardon, la seconde chance du passé
- Critique de la tradition : « du passé, faire table rase » ?
- L’oubli, menaçant et pourtant nécessaire
- Entre amnésie et imprescriptible, le pardon
- Les pendules à l’heure du jugement
- Chapitre III - PROMESSE LIER L’AVENIR
- Allegro
- Prométhée, le rebelle et l’instituteur
- La promesse : engager le futur
- Rompre et durer : le paradoxe du futur
- L’instantané : le futur syncopé
- L’institution : le futur maîtrisé
- L’État, tel un phénix qui ne meurt jamais
- Le constituant et les Sirènes
- « À tous, présents et à venir, salut ! »
- Contrat, créance, crédit : le futur valorisé
- Les dérives du futur simple
- Chapitre IV - REMISE EN QUESTION DÉLIER L’AVENIR
- Agitato
- Un futur vraiment contingent ?
- Quand l’indécidable fait sens…
- De l’État-providence à la société du risque
- Le temps hors de ses gonds
- Quand le droit se met à courir…
- Trois figures de la désinstitution
- Le marché, la communauté, la procédure : trois scénarios du futur
- L’ambiguïté du temps procédural
- Interlude
- Mesure
- Présent
- Responsabilité
- Notes bibliographiques































