Jacques Tassin
Pour une écologie du sensible Date de parution : 29 janvier 2020
EAN13 : 9782738148964 / 208 pages / 145 x 220 mm / 400 g
EAN13 : 9782738148964 / 208 pages / 145 x 220 mm / 400 g
Alors que la biodiversité s’étiole sous l’effet du réchauffement climatique et des pratiques agricoles intensives, la science offre comme remède une écologie impuissante à rétablir le contact entre l’Homme et la Nature.
Héritée des Lumières et d’une vision pleinement rationaliste des choses, aurait-elle oublié en chemin que la Nature n’est pas un objet de science, mais un prolongement de nous-mêmes qui ne se laisse pas mettre en équations ? Empreinte de cette vision mécaniste du vivant, l’écologie scientifique ignore trop souvent la dimension humaine et sensible de notre rapport à la Nature.
C’est à fonder une écologie différente qu’incite ce livre. Plutôt que des grands concepts, des calculs et des simulations complexes, il faut désormais penser comme un tout indissoluble le vivant et son environnement, afin de retrouver le plaisir tout simple du contact direct avec la plante et l’animal, cette proximité essentielle dont tout le reste découlera.
Cette écologie du sensible, et non de la seule raison, est peut-être la clé de notre survie.
Jacques Tassin est chercheur en écologie végétale au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). Il est l’auteur de À quoi pensent les plantes ? et Penser comme un arbre.
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Dédicace
- Introduction
- Consentir à l'étoffe sensible du vivant
- Redonner sens aux sens
- Chapitre 1 - Malentendu
- L'opposition fictive entre la raison et le sensible
- Les anges ne font pas de l'écologie
- Ce qu'est le sensible
- La médiation du sensible
- Au dehors du dedans
- Le renoncement de l'écologie
- Chapitre 2 - Primat
- La vie à même le sensible
- Le partage du sensible
- La reconnaissance sensible de l'altérité
- Le sensible comme voie d'apprentissage du monde
- Une écologie en deçà du signe et de l'information
- La création sensible de l'espace et du temps
- Perception sensible et mouvement
- Phénoménologie du sensible
- Chapitre 3 - Entrelacs
- Réciprocité du sensible
- Paysages perceptifs
- Notre toucher du monde
- La vue comme toucher à distance
- Le goût comme autre sens du contact
- Les ressorts insoupçonnés de notre odorat
- Percevoir l'impermanent : l'ouïe
- Synesthésies
- Évolution du sensible
- La séparation sensible des siens et des autres
- Chapitre 4 - Humanité
- De l'air pris à l'esprit
- Les mots d'avant les mots
- La dimension charnelle des mots
- La genèse sensible de l'écriture
- La nature sensible de la pensée
- La cognition incarnée ou les obsèques de Descartes
- La domestication dans la réciprocité du sensible
- L'origine sensorielle des créations humaines
- Chapitre 5 - Bien-être
- Une levée d'écrans entre le monde sensible et nous
- Ce qu'est le bien-être
- Des signaux sonores bienfaisants
- L'apaisement produit par le simple regard
- Effets olfactifs
- Expériences tactiles
- Les bienfaits du compagnonnage animal
- Biophilie : héritage adaptatif ou expérience sensorielle ?
- De l'expérience sensible aux associations imaginaires
- Chapitre 6 - Retrouvailles
- Nous saisir du monde avec nos sens
- Pour une écologie moins résolument mécaniste
- Mieux que l'intelligence végétale : la sensibilité végétale
- Pour une écologie des perturbations du sensible
- La sensualité du tiers-vivant
- Permettre aux enfants de rester « branchés »
- Débitumer les cours d'école
- L'intercession des arts pour rétablir une continuité du sensible
- Conclusion
- Ramener l'écologie au vivant
- L'écologie du sensible au service de l'altérité
- Pour une « écologie amniotique »
- S'incorporer dans la multiplicité des mondes
- Notes bibliographiques
- Du même auteur chez odile jacob
- Table






































