Boris Cyrulnik
Parler d'amour au bord du gouffre Date de parution : 22 octobre 2004
EAN13 : 9782738115560 / 256 pages / 145 x 220 mm / 400 g
EAN13 : 9782738115560 / 256 pages / 145 x 220 mm / 400 g
Ceux qui surmontent un traumatisme éprouvent souvent une impression de sursis qui démultiplie le goût du bonheur et le plaisir de vivre ce qui reste encore possible. Olga a subi une blessure physique et psychique grave à l’âge de 18 ans. Elle a tout juste commencé de vivre que déjà il lui faut apprendre une autre manière d’être au monde. En puisant dans ses ressources intellectuelles et physiques, elle a utilisé ce que son entourage lui proposait afin de devenir une autre. L’homme qu’elle a épousé a conjugué sa manière d’aimer avec cette femme particulière. Et l’enfant qui naîtra de cette union devra s’attacher à ces parents singuliers dont il recevra un héritage psychique hors du commun. Dans cet essai vibrant sur le bonheur, Boris Cyrulnik démontre que même ceux qui ont de graves blessures affectives peuvent les transformer en grand bonheur. Il veut montrer comment on s’engage dans le couple avec son histoire et son style affectif, ses blessures et ses victoires. Et comment on transmet aux enfants une énigme qui invite à l’étrangeté et à la créativité.
Boris Cyrulnik est directeur d’enseignement de « la clinique de l’attachement » à l’université de Toulon. Il est président de l’Observatoire international de la résilience. Il a publié, aux éditions Odile Jacob, Les Nourritures affectives, L’Ensorcellement du monde, Un merveilleux malheur, Les Vilains Petits Canards et Le Murmure des fantômes, qui ont tous été de grands succès.
- Couverture
- Titre
- Du même auteur chez Odile Jacob
- Copyright
- I - INTRODUCTION
- Un secours innocent
- L’annonce faite à Olga
- Aimer quand même
- Les récits qui entourent l’homme meurtri peuvent réparer ou aggraver
- II - LA RÉSILIENCE, COMME UN ANTI-DESTIN
- L’omelette humiliante
- Même les mots publics ont un sens privé
- Avoir une cathédrale dans la tête
- Le sens n’a pas le temps de naître dans l’âme d’un bonhomme-instant
- Histoire d’un vase plein de sens
- Le récit, comme un antibrouillard
- La force du destin
- Les conjugaisons affectives
- III - QUAND LA RENCONTRE EST UNE RETROUVAILLE
- La merveille et le ver de terre
- Adolescence : virage dangereux
- Le goût du monde est celui auquel on s’attend
- Obligation d’aimer autrement
- L’enfant mascotte et le surhomme
- Pourquoi quitter ceux qu’on aime
- L’aube du sens diffère selon le sexe
- Ces enfants ne méritent ni l’eau ni le pain qu’on leur donne en prison
- Une constellation privée d’étoile
- Des enfants gâtés comme des fruits
- La curieuse liberté des nourrissons géants
- Les enfants font la loi
- Quand l’amour donne tous les droits
- Amère liberté. Comédie en trois actes
- Les prisons du cœur
- Répéter ou se libérer
- Gouvernés par l’image qu’on se fait de nous-même
- Travaillés par nos mémoires, nous travaillons nos mémoires
- Un mécanisme de dégagement
- IV - MÉTAPHYSIQUE DE L’AMOUR
- Tendresse filiale et amour romantique
- La crise amoureuse
- Déclaration d’amour préverbale
- Le premier amour est une deuxième chance
- Braise affective et plomb familial
- Alchimie des manières d’aimer
- L’accouplement verbal
- Le temps d’apprendre à aimer
- Souffrir de la souffrance de ceux qu’on aime
- Comprendre n’est pas soigner
- V - L’ENFER EN HÉRITAGE
- Mémoire et culpabilité
- Souffrir et se construire : quelle transmission ?
- Corps à corps et transmission mentale
- Transmission des manières d’aimer
- Comment transmettre un traumatisme
- Interpréter ce qui est transmis
- Un silencieux vacarme
- VI - LES CHANTS SOMBRES
- La chair des fantômes
- L’ombre parentale rend l’enfant ombrageux
- S’identifier à un parent disparu
- Les parents meurtris se mettent en retrait
- Un destin n’est pas le devenir
- Se mettre à l’épreuve pour se faire accepter
- Parler du passé pour éviter son retour
- Les mariés du désespoir
- La manière d’en parler transmet le traumatisme
- Passer de la honte à la fierté
- La transmission du malheur est loin d’être fatale
- VII - CONCLUSION
- Table



































































