Odile Jacob publie

Boris Cyrulnik

Le Murmure des fantômes
Date de parution : 1 janvier 2003
EAN13 : 9782738112200 / 272 pages / 145 x 220 mm / 400 g

Marilyn Monroe n'a pas connu la tendresse, enfant. Elle est devenue fantôme. Hans Christian Andersen, lui, a pu être réchauffé. L'affection est un besoin tellement vital que lorsqu'on en est privé, on s'attache intensément à tout événement qui fait revenir un brin de vie en nous, quel qu'en soit le prix. Ceux qui refusent de rester prisonniers d'une déchirure traumatique doivent s'en libérer pour revenir à la vie. Ils en font même un outil pour arracher du bonheur.

Dans ce livre, Boris Cyrulnik raconte comment le fracas du passé murmure encore chez le grand enfant qui tisse de nouveaux liens affectifs et sociaux. Et comment l'appétence sexuelle à l'adolescence constitue un moment sensible dans l'évolution de la réparation de soi. Attitude nouvelle face à la souffrance psychique, la résilience propose de construire ce processus de libération.

Ce livre est un véritable message d'espoir.

Boris Cyrulnik a publié, aux Éditions Odile Jacob, Les Nourritures affectives, L'Ensorcellement du monde, Un merveilleux malheur, et Les Vilains Petits Canards, qui ont tous été de grands succès.


  1. Couverture
  2. Titre
  3. Copyright
  4. Introduction
  5. I - LES BAMBINS OU L’ÂGE DU LIEN
    1. Sans surprise, rien n’émergerait du réel
    2. Quand la chute de la serpillière devient terrifiante
    3. Une ronde enfantine comme une baguette magique
    4. C’est ainsi que les hommes font parler les choses
    5. L’alliance du deuil et de la mélancolie
    6. Le vide de la perte est-il plus délabrant qu’un entourage destructeur ?
    7. Une braise de résilience peut reprendre vie quand on souffle dessus
    8. Comment amener un enfant maltraité à répéter la maltraitance
    9. Le triste bonheur d’Estelle était quand même un progrès
    10. Résilience des enfants des rues en Suisse au XVI e siècle
    11. Ils se sentaient aimables puisqu’on les avait aimés, ils avaient appris l’espoir
    12. Donner aux enfants le droit de donner
    13. On ne peut parler de traumatisme que s’il y a eu une agonie psychique
    14. La narration permet de recoudre les morceaux d’un moi déchiré
    15. Empreinte du réel et quête de souvenirs
    16. Quand un souvenir d’image est précis, la manière d’en parler dépend de l’alentour
    17. L’école révèle l’idée qu’une culture se fait de l’enfance
    18. Le jour de sa première rentrée scolaire, un enfant a déjà acquis un style affectif et appris les préjugés de ses parents
    19. Quelques familles-bastions résistent au désespoir culturel
    20. Quand les enfants des rues résistent aux agressions culturelles
    21. On a négligé le pouvoir façonnant des enfants entre eux 
    22. Une rencontre muette mais lourde de sens peut prendre un effet de résilience
    23. On peut surinvestir l’école pour plaire à ses parents ou pour leur échapper
    24. La croyance en ses rêves comme une liberté intérieure
    25. Une défense légitime mais coupée des autres peut devenir toxique
    26. L’école est un facteur de résilience quand la famille et la culture lui donnent ce pouvoir
    27. L’étrange foyer de l’enfant adultiste
    28. L’oblativité morbide, don excessif de soi, comme une rançon pour la liberté
    29. Se dégager du sacrifice pour gagner son autonomie
  6. II - LES FRUITS VERTS OU L’ÂGE DU SEXE
    1. La narration n’est pas le retour du passé
    2. Tout récit est un outil pour reconstruire son monde
    3. Se débattre puis rêver
    4. La ménagerie imaginaire et le roman familial
    5. Donner forme à l’ombre pour se reconstruire. La toute-puissance du désespoir
    6. Les livres du moi modifient le réel
    7. La littérature de la résilience travaille à la libération bien plus qu’à la révolution
    8. Faire semblant pour fabriquer un monde
    9. Le mensonge est un rempart contre le réel, la mythomanie un cache-misère
    10. La fiction possède un pouvoir de conviction bien supérieur à celui de l’explication
    11. Prisonnier d’un récit
    12. Le pouvoir réparateur des fictions peut modifier le réel
    13. Un vétéran de guerre âgé de 12 ans
    14. Quand la paix devient effrayante
    15. Malheur aux peuples qui ont besoin de héros
    16. Au bonheur du petit blessé qui a besoin de héros
    17. L’angoisse du plongeur de haut vol
    18. Même les plus costauds ont peur de se lancer
    19. La croyance en un monde juste donne un espoir de résilience
    20. Peut-on faire d’une victime une vedette culturelle ?
    21. Comment réchauffer un enfant gelé
    22. Apprendre à aimer malgré la maltraitance
    23. Se recoudre après la déchirure
    24. C’est à la culture de souffler sur les braises de résilience
    25. Prendre des risques pour ne pas penser
    26. Balises culturelles pour la prise de risque : l’initiation
    27. Sécurité affective et responsabilisation sociale sont les facteurs primordiaux de la résilience
  7. Conclusion
  8. Table
  9. Du même auteur