Edgardo D. Carosella, Thomas Pradeu
L'Identité, la part de l’autre Immunologie et philosophie Date de parution : 18 février 2010
EAN13 : 9782738123848 / 240 pages / 145 x 220 mm / 400 g
EAN13 : 9782738123848 / 240 pages / 145 x 220 mm / 400 g
C’est de plus en plus souvent en invoquant un fondement biologique qu’est définie, et défendue, l’identité individuelle.
On entend ainsi dire que chacun de nous est unique en raison de ses gènes, que nos caractéristiques psychologiques, par exemple, s’expliquent par notre code génétique ou encore que la manière la plus sûre de nous identifier est de nous cartographier biologiquement (biométrie, tests ADN).
Et si, loin de ce qu’avance le mouvement individualiste ou communautariste, la biologie actuelle nous donnait à voir le contraire d’un repli des identités ? Et si l’immunologie elle-même nous suggérait qu’être « soi » consiste toujours à intégrer « l’autre » ?
Edgardo D. Carosella, de l’Académie des sciences, est médecin, directeur de recherche CEA et chef du service de recherches en hémato-immunologie à l’hôpital Saint-Louis de Paris ; il est également vice-président du Centre d’étude du polymorphisme humain (CEPH).
Thomas Pradeu est philosophe, maître de conférences à l’université Paris-Sorbonne ; il est aussi membre associé de l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques.
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Dédicace
- Introduction - L’identité humaine : la recherche d’un sens
- Chapitre 1 - Qui suis-je ? - Premier regard sur notre identité
- Notre identité, une question cruciale
- L’identité n’est pas l’appartenance
- L’identité n’est pas l’apparence
- L’identité n’est pas fixe, elle est évolutive
- L’identité : addition ou rupture ?
- Les trois dimensions du soi
- L’unité du moi
- Chapitre 2 - Chacun de nous est-il unique ? - Le risque de la différence
- L’unicité : de la réflexion philosophique à une réalité biologique
- Le risque de la manifestation de la différence
- Ce que la biologie nous dit que nous avons en commun
- La créativité universelle comme caractéristique de l’humanité
- Chapitre 3 - Sommes-nous programmés ? - Prédétermination génétique et liberté du soi
- Sommes-nous dans nos gènes ?
- Ce que peut faire un gène
- Hérédité et environnement : détermination et prédisposition
- La part des gènes et de l’épigénétique
- Le développement et la plasticité phénotypique
- Les gènes et la liberté de notre devenir
- Chapitre 4 - Le devenir de soi-même - La construction de l’identité
- Comment notre identité se construit-elle ?
- L’erreur d’Œdipe ou le refus de la quête des origines
- L’image de l’autre, l’image de soi
- Le point de départ
- La quête des origines biologiques
- Reconstruction de l’identité et greffe d’organes apparents
- Chapitre 5 - L’autre constitue mon identité
- Chacun de nous est-il « un » ou « plusieurs » ?
- L’identité, déploiement ou intégration ?
- Les interactions entre l’organisme et son environnement
- Porter une moitié de non-soi : la tolérance du fœtus par la mère
- Le chimérisme fœto-maternel, conséquence de la tolérance
- Une mosaïque d’altérité : l’homme comme écosystème
- De l’hétérogénéité des organismes au renforcement de la thèse interactionniste
- Chapitre 6 - L’identité immunologique
- L’immunologie et la définition du « soi » et du « non-soi »
- Chapitre 7 - L’humain au cœur de l’identité
- L’homme, être social : le soi, c’est les autres
- « Incorporer » l’autre pour construire sa propre identité
- Une socialisation perturbée : autrui par procuration
- Le plus haut point de la révélation de soi par l’autre : l’amitié
- L’universalité du soi
- Pourquoi croire en l’autre ?
- L’humain comme ouverture à autrui
- L’homme est habité par son monde
- Notes bibliographiques
- Des mêmes auteurs





























