Anton Brender
Géopolitique de la dette Où va l'épargne du monde ? Date de parution : 20 mai 2026
EAN13 : 9782415015497 / 192 pages / 145 x 220 mm / 400 g
EAN13 : 9782415015497 / 192 pages / 145 x 220 mm / 400 g
Partout dans le monde, les dettes ne cessent de monter et les « records » d’être battus.
Ils nourrissent l’inquiétude et occultent une réalité essentielle : cette accumulation de dettes n’est que l’autre face d’une accumulation d’épargne, continue elle aussi. Dans ce livre, Anton Brender nous invite à renverser les perspectives : c’est la dette qui rend possible l’épargne et non l’inverse !
Comprendre ce jeu de l’épargne et de la dette autour duquel s’organise l’économie mondiale est essentiel. La mondialisation a en effet permis aux dettes émises à jet continu par les États-Unis de fournir une contrepartie à l’épargne dégagée en Asie et en Europe. Le 2 avril 2025, Donald Trump, en brandissant des droits de douane exorbitants, a clairement dit qu’il voulait mettre fin à cette « arnaque ». Il pousse ainsi les gouvernements, en Europe comme en Asie, à réduire les excédents d’épargne issus de leurs économies et à emprunter plus. Mais les États-Unis, eux, ne vont pas s’endetter moins !
À un monde où l’on manquait d’emprunteurs risque de succéder demain un monde où il y en a trop.
Ce livre analyse les grands traits de cette nouvelle « géopolitique de la dette », en montre les conséquences pour l’Europe… et explique pourquoi la France n’est pas au bord de la faillite.
Anton Brender a été économiste dans des institutions financières. Il a été directeur du CEPII (Centre d’études prospectives et d’informations internationales) et professeur associé à l’université Paris-Dauphine. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont, chez Odile Jacob, Les Démocraties face au capitalisme (2024).
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Introduction
- Le monde a longtemps manqué d'emprunteurs
- L'endettement ne condamne pas à la faillite
- Chapitre 1 - Pourquoi tant de dettes ?
- Les intermédiaires masquent le jeu de l'épargne et de la dette
- Les entreprises et (souvent) l'État sont des emprunteurs « naturels »
- Les ménages sont des épargnants « naturels »
- La complémentarité intuitive entre entreprises et ménages est trompeuse
- La composition du patrimoine financier des ménages…
- …ne nous dit pas quelles en sont les contreparties
- Les actions sont une contrepartie majeure du patrimoine des seuls ménages américains…
- …mais en Europe et au Japon les créances dominent
- Les ménages achètent peu d'actions…
- …mais les cours des actions qu'ils détiennent montent
- L'épargne des ménages finance surtout des dettes…
- …et la banque centrale et l'État veillent à ce qu'il y en ait suffisamment !
- Chapitre 2 - Expansion de la circulation monétaire et montée des dettes
- L'importance de la circulation monétaire
- Une expérience imaginaire…
- …dont la pandémie nous a dangereusement rapprochés !
- Les banques alimentent la circulation monétaire…
- …en anticipant une épargne à venir
- L'expansion de la circulation monétaire doit permettre à l'activité de progresser
- Les banques centrales ont pour mission d'y contribuer
- Les taux d'intérêt qu'elles manient…
- …influencent surtout les emprunts immobiliers des ménages
- Ces emprunts ont toutefois des effets secondaires importants
- L'État peut jouer le rôle d'« emprunteur en dernier ressort »
- Chapitre 3 - Les États-Unis, emprunteurs en dernier ressort de la planète
- La globalisation financière a rendu le monde moins solidaire
- D'un choc pétrolier…
- …à une crise de la dette
- Un épisode de coopération… qui se termine mal
- La fourmi chinoise entre dans le jeu
- La pénétration des produits chinois détruit des emplois dans les pays occidentaux
- Les États-Unis réagissent en soutenant chez eux l'activité
- L'endettement des ménages américains permet aux ménages chinois d'épargner…
- …et conduit à une (très) grande crise financière
- L'Europe a été obsédée par le retour à l'équilibre budgétaire
- L'épargne mondiale va à ceux qui peuvent l'emprunter
- Chapitre 4 - Le président américain renverse la table
- Le secteur manufacturier a subi le contrecoup du creusement du déficit extérieur américain
- Les États-Unis veulent réduire ce déficit… tout en continuant de s'endetter autant
- La reconquête du marché intérieur, commencée dans la confusion…
- …va contrarier la normalisation de l'inflation
- Le potentiel de croissance est devenu incertain
- Une réduction du déficit budgétaire en trompe l'œil
- Le pari d'une croissance débridée
- Une banque centrale sous influence
- Le risque d'une baisse du dollar
- Un possible chantage à la coopération
- La force d'attraction des marchés de titres de dette
- Chapitre 5 - Les puissances industrielles d'Asie sous pression
- La Chine et le Japon pris à contre-pied
- D'une crise immobilière américaine à une crise immobilière chinoise
- Les bulles gonflent… et se dégonflent
- Investir plus et dominer le monde…
- …ou consommer plus et préserver la stabilité sociale ?
- Le Japon a d'emblée conclu un « deal » avec les États-Unis
- Le nouveau gouvernement conservateur…
- …veut mener une politique très keynésienne
- Une exploration des limites de l'endettement public
- Les ménages épargnent pendant toute leur vie active…
- …mais puisent ensuite peu dans leur épargne
- Même au Japon, l'État est soumis à la pression des marchés !
- Chapitre 6 - L'Europe au défi
- Mettre fin au syndrome européen
- Une croissance étouffée…
- …par des règles budgétaires toxiques…
- …et un « frein à l'endettement » allemand malvenu
- Le virage allemand
- La cible des 60 % était suicidaire
- En France, une politique de stabilisation budgétaire « sournoise »
- La marche – trop lente – vers l'intégration financière
- Le besoin d'un surcroît de solidarité budgétaire
- Un fractionnement du marché des dettes publiques
- Le stablecoin… possible accélérateur de l'euro numérique
- Conclusion
- Remerciements
- Sommaire
- Du même auteur chez Odile Jacob































