Paul Jorion
Penser tout haut l’économie avec Keynes Date de parution : 2 septembre 2015
EAN13 : 9782738133083 / 320 pages / 145 x 220 mm / 400 g
EAN13 : 9782738133083 / 320 pages / 145 x 220 mm / 400 g
Comment reconstruire la réflexion économique après la crise de 2007 et la débâcle d’une « science » aux ordres de la finance ? En quoi la lecture de Keynes peut-elle nous y aider ?
S’appuyant largement sur ses écrits, Paul Jorion nous rappelle le destin hors du commun de John Maynard Keynes : pur produit de Cambridge et de sa culture scolastique, proche de Virginia Woolf et du cercle littéraire de Bloomsbury, il a certes produit une œuvre immense, mais il fut aussi pleinement homme d’action et homme d’État.
De cette lecture réfléchie de son œuvre que pouvons-nous tirer ? D’abord, un scepticisme salutaire concernant l’usage des mathématiques et des statistiques en économie. Ensuite, Keynes dénonça très tôt les méfaits du capitalisme et d’une fausse rationalité, destructrice de l’ordre social. Rebâtir avec lui, c’est admettre qu’il n’y a pas de solution purement économique aux problèmes de société et que la science économique n’aurait jamais dû cesser d’être, dès la fin du XIXe siècle, une économie politique.
Pointant les aspects révolutionnaires mais aussi les zones d’ombre d’une œuvre foisonnante, Paul Jorion restitue ce qui nous la rend tellement stimulante pour penser notre époque.
Paul Jorion est anthropologue et sociologue de formation. Il s’est fait connaître du grand public par La Crise du capitalisme américain (2007), livre où il annonçait la crise des subprimes.
Il occupe la chaire Stewardship of Finance à la Vrije Universiteit Brussel. Chroniqueur pour le journal Le Monde et, en Belgique, pour L’Écho et Trends-Tendances, il tient un blog qui fait référence en matière de finance.
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Introduction
- L’homme Keynes
- Le véritable Keynes
- Première partie - Formation et premiers écrits
- Chapitre 1 - Bloomsbury et la Première Guerre mondiale
- « Beautiful people »
- La fin de l’innocence
- Les Conséquences économiques de la paix (1919)
- Keynes devient économiste
- Chapitre 2 - Le scepticisme de Keynes à l’égard des mathématiques - Un traité de probabilités (1921)
- Les enfants « bons en maths »
- L’originalité du Traité de probabilités
- La leçon de Keynes fut ignorée
- L’incertitude quant à l’avenir
- Le concours de beauté de Keynes
- Les « esprits animaux »
- Chapitre 3 - La croisade de Keynes contre l’étalon-or - Manifeste pour une réforme monétaire (1923)
- La croisade contre l’étalon-or
- L’étalon-or : une « relique barbare »
- Pourquoi l’or ?
- Pourquoi il ne faut jamais toucher aux salaires
- Keynes et la spéculation
- Chapitre 4 - Keynes, un socialiste loup solitaire - Suis-je un libéral ? (1925)
- Keynes libéral d’« extrême gauche » antirévolutionnaire
- Keynes socialiste antitravailliste
- Chapitre 5 - L’URSS : l’enfer préfigurant le paradis ? - Un bref aperçu de la Russie (1925)
- Le communisme : un régime exécrable
- Le communisme : une « grande religion » en germe
- Chapitre 6 - Le capitalisme est une caricature du darwinisme - La Fin du laisser-faire (1926)
- La doctrine du laisser-faire résulte d’un compromis entre courants de la pensée politique
- La « main invisible » d’Adam Smith
- La rationalité économique et l’éthique sont inconciliables
- Par quoi remplacer le laisser-faire ?
- Pourquoi le démenti par les faits du laisser-faire est-il ignoré ?
- Chapitre 7 - Keynes utopiste - Les alternatives économiques qui s’ouvrent à nos petits-enfants (1928)
- Les prémices de la robotisation
- Bloomsbury s’entiche du communisme soviétique
- Le pouvoir des hommes sur les choses et des choses sur les hommes
- L’argent qui manque ou qui est en trop
- La fièvre de l’or comme malédiction
- Chapitre 8 - Genèse du multiplicateur - Lloyd George peut-il le faire ? (Keynes et Henderson, 1929)
- Créer un emploi en génère d’autres
- L’aveu du Fonds monétaire international en octobre 2012
- Les deux « multiplicateurs »
- L’octroi
- Chapitre 9 - Où Keynes dit tout sur l’argent - Un traité sur la monnaie (1930)
- La genèse du Traité sur la monnaie
- Qui, du crédit ou du dépôt vint en premier ?
- La prétendue « création monétaire ex nihilo » par les banques commerciales
- Le repo
- Keynes et la « création monétaire ex nihilo » par les banques commerciales
- Chapitre 10 - Keynes dénonce la logique comptable - « L’autosuffisance nationale » (1933)
- Chapitre 1 - Bloomsbury et la Première Guerre mondiale
- Deuxième partie - La Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936)
- Chapitre 11 - Genèse et gestation de la Théorie générale
- La genèse de la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie
- Un ouvrage en longue gestation, finalement bâclé
- Mécanismes psychologiques et conventionnalisme
- Chapitre 12 - Keynes et le mystère du taux d’intérêt
- Les intérêts en tant que part d’une richesse nouvellement créée
- Où le taux d’intérêt va-t-il se situer ?
- Comment le prêteur éventuel détermine-t-il le taux d’intérêt qu’il va réclamer ?
- L’« efficacité marginale du capital » chez Keynes
- Une parenthèse sur l’argent
- La préférence pour la liquidité
- Quand il introduit la préférence pour la liquidité Keynes s’inspire d’un modèle qu’il rejette par ailleurs
- Chapitre 13 - L’énigmatique brouillon du « chapitre 5 »
- Une trouvaille
- Un homme pressé par son agenda politique ?
- « Le taux d’intérêt tend à être égal à l’efficacité marginale du capital »
- Le rendement du capital provient du travail appliqué aux ressources naturelles
- La dialectique de l’efficacité marginale du capital et du taux d’intérêt
- Le rejet par Keynes de l’efficacité marginale du capital comme référence pour le taux d’intérêt
- Tour de passe-passe involontaire ou délibéré ?
- Chapitre 14 - L’explication du prix par le rapport de force
- La rémunération de l’esprit d’entreprise
- La rareté comme facteur explicatif du prix
- Rareté relative des personnes plutôt que des choses
- Le surnombre des hommes comme facteur de risque
- Chapitre 15 - Mécanismes de formation des prix combinés
- Quel est le mécanisme déterminant le prix de vente d’un bien ou d’un service ?
- Un exemple de double détermination du prix
- Keynes et le double mécanisme de détermination du prix
- L’intervention du temps dans la détermination du prix
- Le « prix » d’un emprunt ou d’une obligation
- En quoi mon approche du prix diffère de celle des économistes
- Les opérations des banques centrales sur les taux longs
- Deux cas d’erreurs grossières dans l’interprétation de la formation du prix d’un instrument financier
- L’usine à gaz de la Théorie générale
- Chapitre 11 - Genèse et gestation de la Théorie générale
- Troisième partie - Keynes dans le siècle
- Chapitre 16 - Keynes et la monnaie
- Le système monétaire international idéal de John Maynard Keynes
- Où Keynes découvre que le système monétaire idéal existe déjà
- La place de l’Allemagne dans l’après-guerre
- L’absence de rancœur de Keynes vis-à-vis de l’Allemagne
- Chapitre 17 - Bretton Woods
- Les monnaies individuelles et leurs interactions
- L’ordre monétaire né en 1944 à Bretton Woods
- La mission à Washington à l’automne 1945
- Chapitre 18 - Keynes, les arts et les lettres
- Chapitre 19 - Le style de Keynes
- Chapitre 16 - Keynes et la monnaie
- Conclusion - Ni Marx ni Keynes
- Épilogue
- Références bibliographiques
- Table
- Du même auteur chez Odile Jacob

































