Odile Jacob publie

Antoine Garapon

Des crimes qu'on ne peut ni punir ni pardonner Pour une justice internationale
Date de parution : 1 novembre 2002
EAN13 : 9782738112057 / 352 pages / 145 x 220 mm / 400 g

Tout commence à Nuremberg et à Tokyo, et s’accélère après la fin de la guerre froide : en mars 1999, l’immunité du général Pinochet est levée par les lords britanniques à la demande d’un juge espagnol. Deux mois plus tard, pour la première fois dans l’histoire, un chef d’État en exercice, Slobodan Milosevic, est mis en accusation, arrêté puis jugé devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI). Le 1er juillet 2002 naissait la Cour pénale internationale. Cette nouvelle justice pénale internationale est-elle une « justice de vainqueurs » ou bien une utopie moralisatrice, comme le soutiennent ses détracteurs ? Le moment est venu de confronter ses réalisations à son projet : qu’apporte-t-elle vraiment à la construction de la paix ? Les procès qu’elle instruit guérissent-ils les victimes ? La justice peut-elle empêcher la guerre ? Les juges vont-ils supplanter la souveraineté des peuples ?

Antoine Garapon anime l’Institut des hautes études sur la justice et participe au comité de rédaction de la revue Esprit. Il a été secrétaire-général adjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et a créé en 1991 le Comité Kosovo. Il est notamment l’auteur du Gardien des promesses, de Bien juger. Essai sur le rituel judiciaire et de Et ce sera justice. Punir en démocratie, avec Frédéric Gros et Thierry Pech.


  1. Couverture
  2. Titre
  3. Copyright
  4. Dédicace
  5. Introduction
  6. Première partie - Un défi pour le droit
    1. Chapitre premier - Une utopie de l’après-guerre froide
      1. Avant la guerre froide : Nuremberg et Tokyo
      2. Les procès ultérieurs et le début de la guerre froide
      3. Après la chute du mur
      4. La compétence universelle
    2. Chapitre 2 - Projet universel ou justice de vainqueurs ?
      1. Le rêve d’une justice en surplomb
      2. L’oubli de la condition politique de l’humanité
      3. Une transposition impossible
      4. Un universel nécessairement inaccompli
    3. Chapitre 3 - Le moteur de l’opinion publique
      1. Un processus d’institutionnalisation
      2. La force de l’opinion publique
      3. Une sensibilité démocratique
    4. Chapitre 4 - Le crime contre l’humanité : un effondrement de la communauté juridique
      1. Le crime de guerre
      2. Le crime contre l’humanité
      3. L’attentat terroriste
  7. Deuxième partie - Juger sans (nécessairement) punir
    1. Chapitre 5 - Reconnaître les victimes
      1. Une attente spécifique
      2. Une justice au service de la mémoire ?
      3. Se réhumaniser ensemble
      4. Un acte juridique
    2. Chapitre 6 - Rendre justice au passé
      1. Dire les faits
      2. Reconnaître les crimes
      3. Un récit qui rassemble ou qui divise ?
    3. Chapitre 7 - Re-inaugurer la démocratie
      1. Une représentation du mal politique
      2. La coprésence devant un tiers de justice
      3. Faire passer le passé
      4. La mise en scène d’un nouveau lien politique
  8. Troisième partie - Une responsabilité universelle
    1. Chapitre 8 - Adapter la justice à la diversité des situations
      1. Les limites du procès pénal
      2. De nouvelles formes de justice
      3. Une fonction universelle
    2. Chapitre 9 - Accorder le droit et la puissance
      1. Justice et spécificité des relations internationales
      2. L’injonction de se détacher d’une politique criminelle
      3. La responsabilité de la puissance (démocratique)
  9. Conclusion
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