Alain Ehrenberg
La Fatigue d'être soi Dépression et société Date de parution : 1 octobre 1998
EAN13 : 9782738106346 / 320 pages / 155 x 240 mm / 400 g
EAN13 : 9782738106346 / 320 pages / 155 x 240 mm / 400 g
Fatigue, inhibition, insomnie, anxiété, indécision : la plupart des difficultés rencontrées dans la vie quotidienne sont aujourd'hui assimilées à de la dépression. Pourquoi ce "succès" de la dépression ? Croisant l'histoire de la psychiatrie et celle des modes de vie, Alain Ehrenberg suggère que cette "maladie" est inhérente à une société où la norme n'est plus fondée sur la culpabilité et la discipline, mais sur la responsabilité et l'initiative ; elle est la contrepartie de l'énergie que chacun doit mobiliser pour devenir soi-même. Et si la dépression était surtout le révélateur des mutations de l'individu ?
Sociologue, Alain Ehrenberg dirige le groupement de recherche "Psychotropes, Politique, Société" du CNRS. La Fatigue d'être soi est le troisième volet d'une recherche qui, après Le Culte de la performance (1991) et L'Individu incertain (1995), s'attache à dessiner les figures de l'individu contemporain.
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Dédicace
- Sommaire
- Remerciements
- Introduction - L’INDIVIDU SOUVERAIN OU LE RETOUR DE LA NERVOSITÉ
- Rien n’est vraiment interdit, rien n’est vraiment possible
- La dépression ou le déclin du conflit dans l’espace psychique
- Le « déficit » et le « conflit », grille de lecture pour une histoire de la dépression
- Première partie - UN SUJET MALADE
- Quelle histoire de la dépression ?
- Chapitre premier - GENÈSE DE LA CRÉATURE PSYCHIQUE
- En quoi la maladie mentale est-elle une pathologie de la liberté ?
- Mélancolie : de la grandeur d’âme au sentiment d’impuissance
- Le réflexe ou la conscience dans la moelle épinière
- Le choc de la neurasthénie ou la socialisation de l’esprit
- Janet et freud : faiblesse ou culpabilité ?
- Chapitre II - ÉLECTROCHOC : TECHNIQUE, HUMEUR ET DÉPRESSION
- Médecine générale : malades imaginaires et impuissance thérapeutique
- Guérir enfin ?
- Un sujet affectivement malade
- Cet « anxieux », ce « déprimé », cet « asthénique » est-il un petit mélancolique ?
- Chapitre III - LA SOCIALISATION D’UNE PATHOLOGIE INDÉFINISSABLE
- Une impossible définition
- Apaiser l’agitation maniaque, redresser l’humeur dépressive
- Aux confins de la personnalité que l’on est et de l’humeur que l’on a
- Médecine générale : un chaos diagnostique
- Deuxième partie - LE CRÉPUSCULE DE LA NÉVROSE
- Crise de la dépression névrotique, changement dans la figuration du sujet
- Chapitre IV - LE FRONT PSYCHOLOGIQUE : LA CULPABILITÉ SANS CONSIGNE
- Ni fou ni paresseux : la vie intérieure n’est pas affaire de psychologie
- La « culture psychologique », un mode de défense contre la dépression ?
- Le grand débat : névrose ou dépression ?
- L’homme compulsif : l’explosion des addictions
- La contrepartie de la souveraineté individuelle
- Chapitre V - LE FRONT MÉDICAL : LES VOIES NOUVELLES DE L’HUMEUR DÉPRESSIVE
- Un pneu à regonfler et un anxieux à calmer
- Quel antidépresseur pour quelle dépression ?
- La bataille des classifications
- Déclin des névroses, fin d’une psychiatrie ?
- Troisième partie - L’INDIVIDU INSUFFISANT
- L’action pathologique, deuxième changement dans la figuration du sujet
- Chapitre VI - LA PANNE DÉPRESSIVE
- Des dérèglements de l’humeur aux dérèglements de l’action
- Une excellente conjoncture pour souffrir ?
- Agir à tout prix : l’individu trajectoire
- Chapitre VII - LE SUJET INCERTAIN DE LA DÉPRESSION ET L’INDIVIDUALITÉ FIN DE SIÈCLE
- Le diabète mental
- Une espèce en voie d’extension : les valides invalides
- La sortie de la référence à la nature et à la maladie en psychiatrie
- Le conflit en déclin, du psychique au politique
- Conclusion - LE POIDS DU POSSIBLE
- NOTES
- DU MÊME AUTEUR

































