Boris Cyrulnik
La nuit, j'écrirai des soleils Date de parution : 10 avril 2019
EAN13 : 9782738148285 / 304 pages / 145 x 220 mm / 400 g
EAN13 : 9782738148285 / 304 pages / 145 x 220 mm / 400 g
« Je sais maintenant, grâce aux récits intimes de mon for intérieur, et aux histoires des enfances fracassées, qu’il est toujours possible d’écrire des soleils.
Combien, parmi les écrivains, d’enfants orphelins, d’enfants négligés, rejetés, qui, tous, ont combattu la perte avec des mots écrits ?
Pour eux, le simple fait d’écrire changea le goût du monde.
Le manque invite à la créativité. La perte invite à l’art, l’orphelinage invite au roman. Une vie sans actions, sans rencontres et sans chagrins ne serait qu’une existence sans plaisirs et sans rêves, un gouffre de glace.
Crier son désespoir n’est pas une écriture, il faut chercher les mots qui donnent forme à la détresse pour mieux la voir, hors de soi. Il faut mettre en scène l’expression de son malheur.
L’écriture comble le gouffre de la perte, mais il ne suffit pas d’écrire pour retrouver le bonheur.
En écrivant, en raturant, en gribouillant des flèches dans tous les sens, l’écrivain raccommode son moi déchiré. Les mots écrits métamorphosent la souffrance. »B. C.
Un livre bouleversant, de témoignage et d’émotion, où Boris Cyrulnik convoque les déchirures d’écrivains célèbres, les conjugue à l’aune de ses propres souffrances pour mieux convaincre chacun de nous des bienfaits de l’imaginaire, de la puissance du rêve, des pouvoirs de guérison que recèle l’écriture.
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Chapitre 1 - Quelques mots pour tisser un lien
- Chapitre 2 - Quand les mots donnent à voir
- Chapitre 3 - Quarante voleurs en carence affective
- Chapitre 4 - L'héritage du goût du monde
- Chapitre 5 - Se cacher derrière un livre
- Chapitre 6 - La perte n'est pas le manque
- Chapitre 7 - Synesthésies
- Chapitre 8 - Tracer des mots pour supporter la perte
- Chapitre 9 - Le vol et la jouissance
- Chapitre 10 - Le pseudo, nom qui démasque
- Chapitre 11 - Une science de l'affectivité
- Chapitre 12 - Les voyous littéraires
- Chapitre 13 - L'empreinte du passé donne un goût au présent
- Chapitre 14 - La mort donne sens à la vie
- Chapitre 15 - Après la fin, le renouveau
- Chapitre 16 - Deuil et créativité
- Chapitre 17 - Étrange et douloureux plaisir
- Chapitre 18 - Quand le manque de mots aiguise l'appétit
- Chapitre 19 - Le gavage affectif éteint l'attachement
- Chapitre 20 - Ce n'est pas l'amour qui sécurise, c'est l'attachement
- Chapitre 21 - Quand on ne sait pas être heureux
- Chapitre 22 - Nous habitons des mondes imaginés
- Chapitre 23 - Le théâtre des mots
- Chapitre 24 - Implicite idéologique des mots scientifiques
- Chapitre 25 - Sciences et imaginaire collectif
- Chapitre 26 - Le spectacle du monde est un opéra
- Chapitre 27 - Scientifiques et romanciers
- Chapitre 28 - Donner une forme verbale à son goût du monde
- Chapitre 29 - Écrire pour sortir du tombeau
- Chapitre 30 - L'effort d'écrire modifie l'histoire
- Chapitre 31 - Dans la boue, avoir des rêves dorés
- Chapitre 32 - Comment déguster l'horreur des œuvres d'art
- Chapitre 33 - Ne sachant pas qui je suis, j'ai le plaisir de me rêver
- Chapitre 34 - Le bonheur dans l'hallucination
- Chapitre 35 - La poésie, langage du deuil
- Chapitre 36 - Littérature de la trace
- Chapitre 37 - Littérature du souvenir
- Chapitre 38 - Concordance ou discordance des récits
- Chapitre 39 - La morale de cette histoire
- Table des idées
- Du même auteur chez Odile Jacob



































































