Antoine Garapon
La Raison du moindre État Le néolibéralisme et la justice Date de parution : 21 octobre 2010
EAN13 : 9782738125545 / 288 pages / 145 x 220 mm / 400 g
EAN13 : 9782738125545 / 288 pages / 145 x 220 mm / 400 g
Maîtrise des coûts, indicateurs de performance, rémunération des juges indexée au mérite, généralisation du traitement en temps réel des affaires pénales, introduction du plaider coupable à la française, généralisation de la transaction, rétention de sûreté, jugement des malades mentaux, etc. : ces innovations n’ont rien d’une lubie autoritaire ou d’une mode passagère. Elles marquent l’avènement d’un nouveau modèle de justice : la justice néolibérale.
Cette évolution doit-elle être diabolisée ?
Déchiffrant la cohérence de ce nouveau modèle, Antoine Garapon propose une analyse en profondeur de cette évolution qui affecte toutes les institutions publiques (l’Université, la recherche, la santé, la psychiatrie entre autres). Si elle connaît un tel succès, c’est qu’elle repose sur un consensus bien plus profond qu’on ne le croit et traduit une conception de la liberté qui nous permet de gérer nos vies et donc d’être modernes sans nous embarrasser des difficultés de la démocratie.
Dès lors, face au néolibéralisme, que faire ? Comment sortir de la simple protestation ?
Auteur notamment du Gardien des promesses et de Bien juger, membre du comité de rédaction de la revue Esprit, Antoine Garapon dirige l’Institut des hautes études sur la justice (IHEJ).
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Dédicace
- Remerciements
- Introduction
- Chapitre premier - Le néolibéralisme, troisième âge de la gouvernementalité
- Le marché compris comme forme politique
- Le droit comme règle du jeu
- Une raison commune au gouvernement des hommes et à l’organisation du monde
- Chapitre 2 - La justice managériale
- Un déplacement du centre de gravité du procès
- D’un procès à un espace d’interactions
- Efficacité et prévisibilité
- Du ministère d’avocat au service juridique
- La transaction, forme optimale de justice
- Une redéfinition de l’institution
- Le modèle libéral/autoritaire
- Chapitre 3 - La sécurité et le dépassement du droit positif
- Le terrorisme : retour de l’exception ou annonce d’un nouveau paradigme pénal ?
- Criminologie de l’autre et clivage individualiste
- De la juste application de la loi à un objectif de sécurité
- Un état puissant sans autorité
- Chapitre 4 - Des peines sans punition
- Le crépuscule du modèle réhabilitatif
- La peine comme un dû à la victime
- De la peine au paiement
- De la surveillance au contrôle
- L’invisibilisation du pouvoir
- Peines (si possible) sans souffrance ?
- Chapitre 5 - L’imaginaire pirate de la mondialisation
- De l’ordre westphalien à une mondialisation liquide
- Terre, mer et déterritorialisation
- Terroriste ou trader ? l’ambiguïté de la figure contemporaine du pirate
- Retourner la liquidité à l’avantage du droit
- Des ONG corsaires, des tribunaux ports francs
- Chapitre 6 - Le néolibéralisme porté à son comble par la mondialisation
- Un marché global des services judiciaires
- Des normes qui ne font pas institution
- Une organisation du monde sans gouvernement
- La conversion de toute politique publique en langage économique
- Le (dés)ordre spontané du marché
- Chapitre 7 - Pour une critique politique du néolibéralisme
- Le néolibéralisme n’est pas un nouveau totalitarisme
- Une dissociation de la modernité et de la démocratie
- Un piège tendu aux progressistes
- Le sacrifice de la société civile
- La perte du symbolique au profit de l’« objectivité » économique
- Le Néolibéralisme à rebours de la modernité
- Conclusion
- Notes
- Du même auteur chez Odile Jacob





































